Gabon : A quand le procès du général Ntumpa Lebani ?

mardi 29 décembre 2009 Politique


Près de trois mois après son incarcération à la prison centrale de Libreville pour « tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat », le dossier de l’ancien dirigeant du Conseil national de sécurité (CNS), le général Jean Philippe Ntumpa Lebani, en est toujours au point mort. La famille de l’officier supérieur originaire du Haut Ogooué multiplie en vain les requêtes pour l’avancement du dossier.

Accusé de fomenter un coup d’Etat et incarcéré le 1er octobre dernier à la prison centrale de Libreville, l’ancien dirigeant du Conseil national de sécurité (CNS) du Gabon, le général Jean Philippe Ntumpa Lebani est toujours en attente de son procès.

C’est la « Tentative d’atteinte à la sûreté de l’Etat », qu’avait invoqué les autorités pour arrêter l’officier supérieur de l’armée gabonaise originaire du Haut Ogooué. Mais depuis trois mois, aucune nouvelles n’aurait été donnée à la famille du général Ntumpa Lebani sur l’avancement du dossier.

« On ne sait pas à quel niveau est son dossier. (…) Le juge d’instruction qui suivait l’affaire a été dessaisi il y a environ deux semaines et nous ne savons pas depuis sur quelle table le dossier du général a été posé », se plaint un membre de sa famille sous couvert d’anonymat.

« Personne ne répond à nos demandes d’audiences, on ne sait plus à qui s’adresser. C’est le silence absolu. (...) Cela fait maintenant quatre mois que le général est en détention préventive », a-t-il encore affirmé.

Selon le procès-verbal du conseil de famille du général Ntoumpa Lébani, adressé aux hautes autorités du Gabon, aux ambassades de France, des USA et à divers organismes internationaux, l’officier a été emprisonné au CEDOC. Il a ensuite été transféré à la prison centrale, alors qu’une enquête commise par le ministère de l’Intérieur aurait conclu à un non-lieu.

Le 20 octobre dernier, un jeune homme de la famille Ntoumpa Lébani aurait été brutalisé à la prison centrale de Libreville, rapportait la presse locale. Il lui était reproché de « chercher à voir sans arrêt le général Ntoumpa ».

« S’il y a des charges contre lui, qu’il soit jugé. S’il n’y a rien contre lui, qu’on le relaxe. Mais il faut que le droit soit dit », a enfin réclamé le proche du général Ntumpa Lebani, insistant par ailleurs sur l’état de santé du général. « Il faut aussi qu’il voie un médecin : il a des problèmes de tension », a-t-il conclu.


gaboneco

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs