Front social : Paralysie des tribunaux gabonais !

jeudi 1er décembre 2016 Société & environnement


Lancée le 28 novembre dernier, la grève du syndicat national des Magistrats du Gabon, (Synamag) est largement respectée par les membres de ladite corporation. Et pour preuve, le mardi 29 novembre courant, les bureaux et les salles d’audience du tribunal de Libreville étaient désertes.

Décidés à voir leurs revendications satisfaites, les Magistrats observent le mot d’ordre de grève décrété par leur syndicat, ce début de semaine. « La grève est observée à presque 95% sur l’ensemble du territoire », s’est réjoui Germain Nguema Ella, Président du Syndicat National des Magistrats du Gabon (Synamag).Au tribunal de Libreville, aucun procès n’a eu lieu, le tribunal est pour ainsi dire paralysé. « Et pour couronner le tout, le courant a été coupé dès le lundi, jour de notre conférence de presse. Une manœuvre pour nous empêcher de tenir notre conférence mais nous l’avons tenu sans lumière ici au palais de justice et, bien que jusque-là l’électricité n’a pas encore été rétablie, nous tenons » a déclaré le président du Synamag.

Un mouvement d’humeur de 15 jours déclenché par les toges noires pour réclamer l’indépendance de la justice. « Nous ne pouvons pas comprendre que des Magistrats soient nommés par des politiques et cela à tous les échelons, à tous les niveaux », s’est exclamé Germain Nguema Ella qui estime que dès lors l’efficience et la neutralité du magistrat n’est plus garantie.

Plusieurs autres points contenus dans le cahier de charge du Synamag et constituant des préalables à respecter avant la levée ou suspension du mouvement d’humeur des magistrats.Un cahier de charges actuellement sur la table du Ministre de la Justice. « Les revendications des Magistrats sont fondées. Dans un pays sérieux, les Magistrats ne peuvent pas manquer de toges, ne peuvent pas se soumettre aux contraintes des politiques ou aux obligations de ces derniers qui décident en plus de les affecter où ils veulent et parfois en violation de la compétence judiciaire du juge qui passera 10 ans après de sa juridiction d’origine vers une autre juridiction. C’est terrible ! Pour toutes ces choses mal pensées et mal affinées par le politique, nous parents subissons. J’avais un procès aujourd’hui, il ne peut se tenir, en plus nous sommes nombreux  » a déclaré une dame sous couvert d’anonymat.


Tony Muru

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