Front social : Le SYNPA exige la libération de Jean-Rémy Yama et ses camarades syndicalistes

jeudi 21 juillet 2016 Société & environnement


Le Syndicat national des personnels de l’Agriculture, SYNPA, par la voix de son président Moulongui Bissielo tape du poing sur la table. Motif du courroux : l’arrestation, le samedi 9 juillet dernier au rond-point de la Démocratie, lors du dépôt de candidature d’Ali Bongo Ondimba, des syndicalistes de la Dynamique Unitaire.

Déjà 11 jours que Jean-Rémy Yama, Roger Ondo Abessolo, Cyrlin Koumba Mba Essiane, tous membres du mouvement citoyen « Témoins actifs » sont détenus à la prison centrale de Libreville. Aux dires du SYNPA, Jean-Rémy YAMA et ses collègues ont été kidnappés par les éléments de la police, avant d’être écroués au « Gros bouquet » avec la bénédiction du Procureur de la République et le Juge d’instruction en charge du dossier, et ce malgré l’absence de preuves pouvant étayer les chefs d’accusation. D’où l’étonnement voire la consternation du SYNPA.

Lequel SYNPA soutient que ces arrestations résultent du fait que la Dynamique Unitaire ne joue pas le jeu du Gouvernement. A en croire certaines indiscrétions ce jeu consiste à accepter des postes de nomination ou de l’argent, avec pour contrepartie le renoncement aux revendications syndicales. Le refus de ces achats de consciences serait le nœud gordien entre la Dynamique unitaire et le pouvoir.

Devant l’inertie des autorités dans cette affaire, le SYNPA prend à témoin l’opinion nationale et internationale et exige par la même occasion la relaxe de ses membres. Car il estime que les chefs d’accusations retenus (incitation à la violence, trouble à l’ordre public et destruction de biens publics et d’autrui) sont fallacieux et purement politiques.

Une demande pressante vu l’état de santé de Jean-Rémy Yama. « Jean-Rémy YAMA souffrant de tension artérielle ne peut rester longtemps enfermer dans une prison, c’est pourquoi nous luttons pour que cette arrestation prenne fin. De plus, quand une personne est en prison, elle ne peut être en bonne santé  », affirme le Président du SYNPA.

Ce dernier estime que les 10 jours d’incarcération annoncés doivent être valables pour tous les détenus. « C’est un mandat de dépôt de 10 jours, ce qui signifie que vendredi, les détenus doivent une fois de plus comparaître devant le juge d’instruction et ce n’est qu’à ce moment que l’on saura s’ils doivent rester en prison ou être relaxés  », a conclu le président du SYNPA.


LAO

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