Front social : Le personnel médical et paramédical bande les muscles

jeudi 3 mars 2016 Société & environnement


Déjà plus d’un mois que les agents de la santé et des affaires sociales observent un mouvement d’humeur sur l’ensemble du territoire national. Une grève à laquelle les autorités de tutelle à ce jour n’ont apporté aucune réponse. Suffisant pour irriter les grévistes qui campent sur leurs positions, au grand dam des patients fréquentant les structures hospitalières publiques.

Les agents médicaux en colère de la capitale gabonaise observent le piquet de grève au centre hospitalier universitaire de Libreville (CHUL). Et pour la circonstance, la structure sanitaire est tout simplement bloquée. A l’entrée principale de l’hôpital, les bancs font office de barricade. Histoire d’empêcher l’accès à l’hôpital. Dans la même foulée, une banderole de fortune sur laquelle on peut lire : « santé-affaires sociales : grève générale », est installée. L’hôpital est désert, aucun soin n’est administré, aucun malade n’est admis en dehors des heures prévues pour le service minimum, qui vont de 7h30 à 10h.

Une situation affectant énormément la population. Les grévistes revendiquent, entre autre, le payement du 2ème trimestre 2015 de la prime d’incitation à la performance, la régularisation de la situation de la main d’œuvre non permanente, la réhabilitation du centre psychiatrique de Mélen, la réouverture des écoles de santé, l’organisation du concours professionnel.

Au-delà des revendications, sommes toutes légitimes, il y a que la grève perdure et les dommages collatéraux sont perceptibles. Pire, le personnel ne compte pas lever le mouvement sans obtenir gain de cause. « Cette grève continue, pour 6 mois minimum » a déclaré Pierre MINSTA, un des responsables du Syndicat Autonome du Personnel des Affaires Sociales, le SAPAS.

Pour l’heure, seule l’organisation du concours professionnel dont la date reste à déterminer constitue l’unique revendication, partiellement satisfaite. Conscients du préjudice orchestré, les grévistes implorent le pardon des usagers de l’hôpital. « Nous présentons nos excuses à la population, ce n’est pas que nous désirons rester dans cette situation, mais c’est le moyen pour nous de faire pression sur l’Etat et l’amener à payer » a confié l’un d’entre eux. Il est grand temps que le gouvernement résolve cette crise qui n’a que trop duré.


LAO

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