Franc CFA : Les sempiternelles divergences !

lundi 17 avril 2017 Economie


Soixante-dix ans après sa création, le franc CFA, monnaie commune aux pays d’Afrique de l’ouest et du centre ne fait toujours pas l’unanimité. Pourtant, malgré la volonté des dirigeants africains à faire avancer ce dossier, la question tâtonne toujours.

Au menu des discussions pendant une récente rencontre des ministres des pays de l’Afrique de l’ouest et du centre, basée sur « l’intégration économique » et « l’impact de la chute des cours des matières premières sur les pays de la zone », le franc CFA, monnaie commune à ces deux régions d’Afrique ne fait toujours pas l’unanimité. Bien au contraire, 70 ans après sa création, malgré la volonté d’une frange des pays africains à s’en défaire pour faire place à une monnaie plus souple et bénéfique pour les pays de la zone franc, aucune avancée significative n’a été depuis lors enregistrée.

A tort ou à raison, le franc CFA est accusé de retarder le développement économique de l’Afrique. Un argument adossé sur le lien induit par le système de parité fixe existant entre cette monnaie et l’euro. Selon ce lien, les pays africains liés à la France par cette monnaie sont obligés de déposer 50% de leurs réserves de change auprès du Trésor français. En Afrique, voici l’une des causes du problème de cette monnaie. Pour les détracteurs du franc CFA, certaines « clauses » dépassées, méritent d’être revues. « Ces clauses tirent l’économie de l’Afrique vers le bas », déclarait d’ailleurs le Président tchadien, Idriss Deby Itno, dans une tribune libre.

« Les partisans disaient que le franc CFA pourrait favoriser le développement et l’intégration de nos pays. Or, rien de tel ne s’est produit depuis 50 ans », fait remarquer le Directeur du Forum africain des alternatives, Demba Moussa Dembélé. Pourtant, en dépit de ce portrait sombre, le franc CFA est considéré par certains comme « une monnaie d’intégration » dont l’importance est capitale pour le développement des grands marchés surtout au niveau de l’Afrique. Toutefois, en dépit de ces positions divergentes, la question de l’avenir de cette monnaie demeure entière. Par des diatribes, les analystes se contentent simplement de spéculer sur l’avenir du franc CFA, sans jamais apporter des solutions concrètes aux préoccupations propres à des milliers d’Africains.


Michaël Moukouangui Moukala

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