Forêts à faible valeur de conservation : Les nouvelles Zones de culture d’Olam !

jeudi 19 janvier 2017 Société & environnement


Accusé de déforestation par deux ONG, à savoir Mighty et Brainforest, à Mouila, dans le sud du Gabon, c’est sur des savanes que le groupe singapourien Olam développe ses plantations de palmier à huile.

« Nous conservons et protégeons dans nos concessions, les forêts de haute valeur de conservation ayant une surface plus grande que la surface totale de nos plantations ». Voici l’argument brandi par le groupe Olam en réponse aux critiques formulées par Mighty et Brainforest. En visite dans les sites des plantations de l’entreprise implantés à Mouila, à Mandji Lot 2, Mboukou et Moutassou, dans la province de la Ngounie, l’argument avancé par le groupe semble tenir la route. Il y a un respect dévoilé de protection des forêts à Haute valeur de conservation (HCV).

Sur les terres de cette province, loin des regards perdus dans la broussaille, à quelques kilomètres de la capitale provinciale Mouila, des milliers d’hectares sont entièrement consacrés à la culture du palmier à huile. A ce jour, 33 000 ha ont déjà été plantés par l’entreprise. Pour l’année 2017, Olam Palm Mouila ambitionne d’ajouter à cette superficie déjà cultivée 5 000 autres ha. Le développement des plantations de l’entreprise dans cette partie du Gabon peut faire trembler, soyez-en rassurer aucune anomalie environnementale n’est visible. Le développement des cultures de l’entreprise tient compte des normes internationales en matière de conservation des forêts. En effet, la plupart sont implantées sur des savanes en apparence « non fertiles ».

Lors de notre visite sur le site de la plantation de Mandji Lot 2, Michel Ondo Zukue, le Directeur d’Exploitation explique que dans certaine zone, « Olam a opéré le miracle pour arriver à planter ses palmiers à huile » car, au moment où l’on dénombrait les terres arables au Gabon, certaines zones n’étaient pas comprises. Les zones choisies n’étaient pas en apparence propices à une quelconque exploitation agricole de type vivrière ou industrielle. Les terrains, notamment ceux de Mandji Lot 2, sont à certains endroits marécageux et à d’autres, remplis des cailloux. Et lorsque l’entreprise utilise des zones à faible valeur de conservation, elle ne manque pas de dévier certains endroits du fait de leur importance environnemental. Sur les deux autres Lots, c’est-à-dire à Mboukou et Moutassou, c’est sur des savanes que l’entreprise a planté ses palmiers. Aucune destruction des forêts n’est visible. Est-ce autant de l’ensemble des sites de l’entreprise au niveau du Gabon ?


Michael Moukouangui Moukala

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