Football : José Antonio Camacho, un simple figurant ?

mardi 31 octobre 2017 Sport


Après la déculottée des Panthères du Gabon face au Maroc (3-0) lors d’un match capital comptant pour la qualification pour le Mondial Russie 2018, nombreux s’accordent à dire que le technicien espagnol José Antonio Camacho serait influencé dans ses choix par certains proches du Chef de l’Etat, Ali Bongo Ondimba. Lesquels proches dirigeraient une cellule sportive logée au sein de la Présidence de la République.

Malgré les comportements blâmables de certains joueurs, ponctués par la consommation d’alcool, les sorties nocturnes en plein regroupement ou le manque de « patriotisme », José Antonio Camacho semble avoir perdu le contrôle de la tanière, soumise à d’autres voix. De toute évidence pas celle de la Direction Technique Nationale (DTN), dirigée par le portuguais José AntonioGarrido , trop faible et en manque d’inspiration.

Pourquoi cette faiblesse ?

Le coach espagnol qui a pourtant entrainé l’équipe d’Espagne et le mythique club du Real de Madrid, n’aurait pas été recruté par la Fédération gabonaise de football (FEGAFOOT), mais plutôt à coup de plusieurs millions de francs Cfa, selon certaines sources concordantes, par cette cellule sportive dépendant de la Présidence de la République. D’ailleurs, il se susurre que l’ancien joueur portuguais du FC Barcelone « Deco »,et quelques proches collaborateurs d’Ali Bongo Ondimba constituent le noyau dur de cette cellule.

Quid de son rôle ?

Les agents de la cellule sportive ont à leur botte le président fédéral, Pierre Alain Mounguengui, par ailleurs membre du Parti Démocratique Gabonais et catapulté par leurs bons soins à la tête de la fédération, au détriment de l’opposant Dieudonné Moukagni Iwangou. A en croire des sources bien introduites, ladite cellule impose même des joueurs binationaux au coach, quel que soit leur niveau.

L’arrivée dans la tanière de deux joueurs binationaux qui n’étaient même pas sur la liste d’attente des Panthères à savoir Branger Engone et Stéphane Chovet en sélection nationale, lors du match amical contre le Bénin, (alors qu’ils n’ont encore rien prouvé, même pas en club) en constitue la parfaite illustration. Suffit-il de taper dans la balle à l’étranger pour être sélectionné ? On se souvient qu’après l’exploit réalisé à Bouaké sans les cadres, des collaborateurs du chef de l’Etat ont imposé le retour d’Ibrahim Didier Ndong et Pierre Emerick Aubameyang, jugés indésirables pour la stabilité du groupe. Résultat : un sanglant 3-0 enregistré.

Pour le match contre le Mali, le dernier des éliminatoires du Mondial, avant celui contre le Botswana en amical, des voix proches de la FEGAFOOT ont dénoncé la composition de la sélection effectuée à tort ou à raison par la cellule du bord de mer. Selon elles, pour ces deux matchs, des joueurs comme Duval Nzembi et bien d’autres qui ont pourtant fait bonne figure lors du dernier regroupement et surtout contre le Bénin en amical ne seront pas appelés, pas parce que le coach ne veut plus d’eux, mais parce que la cellule a ses propres joueurs. Actuellement, cette même cellule serait déjà accusée d’être en train de faire pression sur José Antonio Camacho pour le retour en sélection de Fréderic Bulot, de retour de blessure et sans club depuis plus d’un an.

Par ailleurs, depuis l’arrivée José Antonio Camacho à la tête des Panthères, il n’a animé que deux conférences de presse, en dehors de celles organisées dans le cadre de la Coupe d’Afrique des Nations. D’où les publications par la FEGAFOOT de la liste des Panthères sur Facebook.


Pacôme IDYATHA

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