Football/ Can 2017 : « Au-delà de la crise politique, nous devons jouer pour le Gabon », d’après Anthony MFA MEZUI

lundi 26 décembre 2016 Sport


Très peu utilisé en équipe nationale, le deuxième portier des Panthères du Gabon respecte la hiérarchie. Toutefois Anthony Mfa Mezui attend son heure pour garder les cages du Gabon. C’est pourquoi même sans club, il s’entraine durement au FC Metz (Ligue 1 française) pour être compétitif. Anthony Mfa Mezui compte sur le nouvel entraîneur pour propulser les Panthères vers le sommet du football continental.

Gaboneco (Ge) : A un mois de la CAN à la maison comment vous sentez-vous ?

Anthony Mfa Mezui (AMM) : Pour l’instant ça va, mais plus les jours passent et plus on commence à penser à la compétition qui sera très importante surtout qu’elle se joue chez nous au Gabon.

Ge : La crise politique est réelle. Comment allez-vous jouer la Can alors que beaucoup de Gabonais ont de la colère dans le cœur et appellent au boycott ?

AMM  : On va jouer en faisant le meilleur des résultats possible pour que la haine et la rancœur s’effacent. Rien ne va changer ce qui s’est passé, ça c’est sûr et certain. Mais on va jouer pour tout le peuple gabonais.

Ge : Vous êtes toujours sans club ?

AMM : Oui, malheureusement, je le suis toujours ! Mais j’ai la chance de pouvoir m’entraîner avec le FC Metz en ligue 1 française et j’ai un coach personnel avec qui je bosse à côté.

Ge : Comment avez-vous fait pour vous retrouver de nouveau au FC Metz pour les entrainements ?

AMM : J’ai été quand même formé là-bas. Donc une fois la période du mercato estival fini, je devais rester en activité et continuer à m’entraîner. C’est ainsi que j’ai demandé au club si c’était possible et ça n’a pas posé de problème. Donc je suis là.

Ge : Donc sur le plan physique vous répondez présent ?

AMM : Sur le plan physique je suis totalement prêt. Ce qui me manque le plus aujourd’hui, c’est la compétition. Mais physiquement et mentalement je suis frais.

Ge : Mais comment expliquez-vous que depuis la signature de votre contrat professionnel en 2011 au FC Metz, vous, gardien talentueux, soyez dans une situation aussi instable ?

AMM : Je pense qu’à un moment donné j’ai été mal conseillé et j’ai manqué de chance au FC Metz et j’ai subi quelques petites injustices qui ont fait que je ne sois pas apprécié à ma juste valeur. Mais si je dois m’expliquer sur ce cas ce serait très long. Donc je pense que j’ai été mal conseillé à un moment donné.

Ge : Est-ce que le nouvel entraîneur des Panthères, José Antonio Camacho vous a déjà contacté ?

AMM : Non je n’ai pas encore eu de contact avec lui. J’ai eu d’autres personnes de la sélection mais pas le nouveau coach pour le moment.

Ge : Justement comment vous analysez la venue de l’espagnol José Antonio Camacho ?

AMM : Je ne suis pas spécialement là, pour juger la venue du coach. Mais en tout cas je sais que s’il est là, c’est qu’il est déterminé à pousser le Gabon le plus loin possible dans cette compétition qui aura lieu chez nous et j’espère vraiment que cela se fera.

Ge : Ce n’est pas trop juste un mois avant la compétition ?

AMM : Vous savez, rien n’est jamais trop tard. Avec la détermination on peut faire beaucoup de choses. Maintenant l’idéal pour le coach c’est sûr qu’il aurait peut-être voulu avoir plus de temps pour connaître son groupe.

Ge : Les Gabonais se plaignent parce que au sein de l’équipe nationale il y a de nombreux cas d’indisciplines, vous en tant qu’international, que leurs répondez- vous ?

AMM : Il y a eu certainement des choses qui ont fait grand bruit. Mais je peux vous assurer que ce groupe vit très bien et tous les problèmes qui surviennent ne sont pas imputables seulement aux joueurs. Tout le monde à sa part de responsabilité. Mais aujourd’hui on se doit de penser positivement pour les échéances qui arrivent.

Ge : Vous êtes utilisé de moins en moins en équipe nationale cela ne vous dérange pas ?

AMM : Depuis que je suis en sélection je n’ai pas beaucoup joué parce qu’une hiérarchie est établie. Mais sachez que c’est vrai je voudrais être sur le terrain comme tout compétiteur. Mais j’apprends beaucoup en regardant et en discutant avec Stéphane (Bitseki Moto) et Didier (Ovono Ebang), je sais que bientôt ce sera mon tour et ce sera à moi de montrer de quoi je suis capable.

Ge : Avez-vous avez une vision globale des équipes qui composent votre groupe lors de la Can, c’est-à-dire, le Cameroun, le Burkina et la Guinée Bissau que vous affonterez en match d’ouverture ?

AMM : Oui un peu ! Ça va être des matchs compliqués. Mais malgré tout nous serons prêts pour faire des bons résultats et passer au prochain tour. Maintenant il va falloir prendre match par match et faire attention à notre équipe et ne regarder que nous même.

Ge : Vous joueurs, vous avez quels objectifs à atteindre ?

AMM : Nous voulons vraiment aller le plus loin possible, nous avons le groupe pour faire de bonne choses, maintenant il va falloir que nous soyons tous déterminés à atteindre ce même objectif, celui d’aller le plus loin possible. On sait qu’il y aura beaucoup de pression. Mais restons positifs. Le message qu’on se fait souvent passer c’est de bien se préparer pour être prêt directement au début de la compétition.

Ge : C’est à dire dépasser les 1/4 de finale qui bloquent toujours le Gabon depuis la Can 1996 ?

AMM : Oui l’objectif clairement est de faire mieux que le quart de final. Mais on veut éviter d’en parler. Il faut faire le nécessaire match après match et y arriver. Tout doucement mais sûrement on va arriver.


Propos recueillis par YAO

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