Focus/POG : Satanés policiers !

jeudi 24 mars 2016 Société & environnement


Tel qu’annoncé dans la dernière livraison de ce focus/POG, aujourd’hui Gaboneco.com met le doigt dans la plaie. A Port-Gentil, le racket des policiers prend des proportions inquiétantes ! Les taximen, pour la plupart anciens pétroliers, déjà secoués par une crise qui n’augure pas des lendemains meilleurs, doivent en plus de cela se faire détrousser chaque jour par ceux dont la mission consiste à assurer la sécurité des biens et des personnes. Dur d’exercer le métier de taximan à Port-Gentil ! Avant-dernier acte de cette série de reportages consacrée à la capitale économique.

«  Mon fils, ne deviens jamais policier dans ta vie ! », tels sont les propos tenus par une mère de famille à son enfant. Un jugement de valeur, estimeront certains, une réalité gangrénant chaque jour un peu plus la société pour d’autres, tentés de l’affirmer. A y regarder de près, il y a comme qui dirait une sorte de « malédiction » sur ce corps habillé. Particulièrement, chez les sous-officiers qui s’illustrent par des actes aux antipodes de l’éthique et de la déontologie sur l’ensemble du territoire gabonais. Ce ne sont point les taximen exerçant dans la capitale économique du pays qui diront le contraire. Là-bas, les « garants de l’ordre », (entendez par là les policiers), sont les premiers acteurs du désordre. Pas un jour ne passe sans que ces derniers ne s’adonnent à leur activité favorite !

A quand la fin du racket ?

On les savait avides d’espèces sonnantes et trébuchantes, mais de là à procéder à trois, voire quatre contrôles, en moins d’un kilomètre, cela relève tout simplement de l’abus, comble d’aberration ! Des contrôles de routine qui n’en sont pas véritablement, l’objectif étant de soutirer un billet, peu importe la valeur, à chaque chauffeur de taxi arrêté. Et pour ce faire, il ne faut pas perdre du temps en contrôlant l’identité des passagers à bord du véhicule, la recherche de la petite faille dans le dossier du taximan étant l’objectif primordial. Pour éviter de perdre inutilement du temps, les taximen n’ont pas d’autre choix que de « saluer le képi », en d’autres termes « graisser la patte du chef ». Ah, racket quand tu nous tiens !

A Port-Gentil, les taximen dont un grand nombre sont d’anciens pétroliers gabonais reconvertis du fait de la crise planétaire dans ce secteur, sont excédés par les agissements quotidiens de ces « mange-mil ». Surtout après l’accident d’un des leurs, suite aux contrôles de routine intempestifs. Suffisant pour provoquer l’ire des taximen de la cité pétrolière qui ont récemment observé un sit-in au quartier « Bornave » et entrepris une série de démarchse en direction des autorités locales. Objectif : dire stop au racket ! Espérons qu’il ne s’agit pas là d’un énième coup d’épée dans l’eau ! Avec les récents recrutements sans enquête de moralité préalable dans la police, sauf erreur, la pratique prendra encore plus d’ampleur à Port-Gentil et dans tout le pays, « les mêmes causes produisant les mêmes effets ».


YFI

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