Financement du PRE : Après le FMI, la BAD à la rescousse…

jeudi 21 septembre 2017 Economie


Le Plan de relance économique (PRE) servant de guide au Gabon pour sortir l’économie nationale de la crise dont elle souffre reçoit chaque jour un peu plus l’assentiment des bailleurs de fonds internationaux. Après le Fonds monétaire international (FMI) qui a approuvé en juin dernier un prêt triennal d’un montant de 350 milliards de francs CFA, la Banque africaine de développement (BAD) vient à son tour de s’engager à allouer au Gabon, la somme de 846 milliards de francs CFA.

Manifestation des conclusions des échanges, conjointement organisées à Yaoundé, au Cameroun en décembre 2016 entre les chefs d’Etats de la zone Cemac en tête desquels le Gabon, et l’institution de Bretton Woods (le FMI), perçu alors comme un « programme d’ajustement structurel », le prêt triennal d’une valeur de 642 millions dedollars soit, 350 milliards de francs CFA octroyé au Gabon au titre du mécanisme élargi de crédit était l’« action décisive pour répondre aux défis à court terme » du Gabon.

Un prêt destiné selon les orientations à encourager les politiques budgétaires « prudentes » à même de réduire le gap entre la croissance et la dette du pays. Si une partie de cet argent, environ 98,8 millions de dollars soit plus de 53 milliards de francs CFA a été décaissée par l’organisme, l’autre partie doit en pratique être reversée suivant l’utilisation des premiers fonds.

Toutefois, les autorités gabonaises ne se contentent pas de cette aide. En plus de cette manne, le pays vient de bénéficier d’un appui budgétaire de jouir 1,5 milliards de francs CFA soit, 846 milliards de francs CFA sur trois ans (2017-2019) de la Banque africaine de développement (BAD). « L’appui budgétaire pour la première phase a déjà été décaissé. Nous avons discuté de la deuxième phase en même temps que le projet qui a été approuvé, mais qui doit être ratifié (…) », a ainsi déclaré le Ministre de l’Economie, Régis Immongault lors d’une récente rencontre avec les responsables de la BAD.

Relancer l’économie par l’emprunt

Une partie de la somme promise par la BAD, c’est-à-dire 137 milliards de francs CFA a déjà été débloqué. L’emploi de ces fonds fera l’objet, comme c’est le cas avec l’enveloppe garantie par le FMI, d’une évaluation. Pour le Gabon même si cela aura des répercussions à moyen et long terme sur la viabilité de la dette du pays dont le ratio est actuellement évalué à 64% du PIB, il est avant tout aujourd’hui question de sortir l’économie nationale du gouffre dans lequel elle est plongée.

Quitte donc à employer tous les moyens, l’endettement y compris pour parvenir à cette fin. En effet, les effets de la crise économique sont visibles à travers l’accumulation des impayés sur la dette publique, les retards sur l’exécution des travaux publics, des destructions d’emplois dans certains secteurs et le recul de la croissance économique d‘une moyenne de 6,3% au cours de la période 2010-2013 à 3,9% en 2015, 2,3% en 2016 contre 1% seulement cette année. Même s’ils compromettent la viabilité de la dette, ces aides sont de fait, la clé pour parvenir à une prospérité économique après une période de tassement et des incertitudes à moyen termes due à la crise qui sévit dans le secteur du pétrole.

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