Filière bois/ ZES de Nkok : Le métier de classeur nourrit tant bien que mal son homme !

mercredi 17 janvier 2018 Economie


Autrefois maçon voire débrouillard, Serge Benga fait partie de ces jeunes gabonais à avoir tenté une expérience dans les métiers du bois. Classeur à la Zone économique spéciale à régime privilégié (ZERP) de Nkok, ce dernier gagne par mois 200 000 francs CFA. Un salaire mieux que ce qu’il avait dans la maçonnerie, qui lui permet en revanche de subvenir à ses besoins et à ceux de sa petite famille.

Macon au départ, Serge Benga, jeune gabonais avoisinant la trentaine ne pouvait s’empêcher d’essayer une nouvelle expérience professionnelle. La maçonnerie, son métier de départ étant un travail pénible, c’est désormais vers la filière du bois, dans la zone économique spéciale à régime privilégié (ZERP) de Nkok, à quelques kilomètres de la capitale, Libreville, que ce reconverti cherche une place dans le monde professionnel. Classeur dans une unité de fabrication de contre-plaqué, Serge Benga gagne en moyenne 200 000 francs CFA de salaire par mois.

Ce modeste salaire lui permet de prendre en charge sa petite famille, composée entre autre de deux enfants à bas âge. « Ce salaire me permet de m’organiser à aider la famille y compris moi-même », confirme-t-il. Et si ce salaire augmente, Serge Benga dit vouloir poursuivre dans cette voie. « Pour le moment, je ne compte pas me défaire de ce travail sauf si le montant de mon salaire ne bouge pas. C’est la seule chose qui peut me décourager », avance-t-il.

Apprentissage sur le tas

Les raisons qui ont poussées Serge Benga à essayer une carrière dans les métiers du bois même si celle-ci semble légère sont d’ordres pécuniaires. La maçonnerie, son domaine d’exercice de départ ne lui garantissait pas une stabilité financière et c’est vers la filière bois que le jeune gabonais s’est tourné sans réfléchir pour être actif. « Dans la maçonnerie, c’est seulement durant la grande saison sèche que j’avais les clients et cela n’a jamais été facile surtout pour quelqu’un qui doit survivre », raconte-il. A cette précarité du marché de l’offre de chantier dans la maçonnerie, s’ajoute la rareté des chantiers.

« Avant, on avait des clients qui nous donner des chantiers en province. Mais aujourd’hui, les choses ont bien changées. Avant d’occuper ce métier, j’ai dû faire deux mois assis à la maison, faute de travail », confie-t-il. Cette galère est désormais derrière lui. Afeefa, l’une des unités de plaquage du bois d’Afeefa Overseas offre peut-être un nouvel avenir aux jeunes Gabonais avec l’apprentissage des techniques de fabrication du contre-plaqué bien qu’une telle production nécessité des moyens colossaux qui pourrait manquer au jeune homme. En effet, reconnaît-il, « on nous apprend, à nous les nouveaux, le processus de fabrication de la feuille de contre-plaqué. Et je pense qu’avec le temps et un peu des moyens, je pourrais moi aussi essayer la fabrication de ce produit ».

La ZES, un tremplin pour les jeunes ?

Bien que n’ayant pas encore atteint ces objectifs puisqu’il faut en réalité environ dix ans voire plus, à une zone économique comme celle de Nkok pour atteindre sa vitesse de croisières, la zone accueille des jeunes Gabonais désireux d’être en activité même si leurs nombres est encore faible. Répertoriés pour la plupart dans les métiers du bois, ces jeunes, de la même façon qu’ils s’offrent un travail, profitent également pour apprendre quelques techniques de transformation du bois. Et à la ZER de Nkok même si les situations professionnelles varient d’un jeune à un autre, exprime un besoin de masse de voir cette plateforme participer au plein emploi en particulier des jeunes. Une volonté que Serge Benga en appelle avec insistance.


Michaël Moukouangui Moukala

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