Filière bois : Le spectre d’une crise !

mardi 28 mai 2019 Economie


L’accablante affaire de la disparition au port d’Owendo il y a plusieurs jours, d’un stock de 353 conteneurs remplis de Kevazingo pourrait être préjudiciable àla filière bois. Entre ralentissement de l’activité en raison d’une énième suspension de l’activité d’empotage des conteneurs et, perte de confiance de la part des clients à l’internationale qui pourrait agir sur le rendement financier, l’Union des forestiers industriels du Gabon (Ufiga) craint le pire pour l’activité de ses adhérents.

Temps difficiles pour les exploitants forestiers et entreprises de transformation de grumes, dont l’activité enregistre depuis quelque temps, une baisse en raison de l’accablante affaire de la disparition il y a quelques semaines, au port d’Owendo, d’un stock de 353 conteneurs chargés de Kevazingo, une essence précieuse et interdite d’exploitation au Gabon. Cette situation qui découle de la suspension à titre provisoire des activités d’empotage au port d’Owendo est à l’origine du blocage de l’exploitation des marchandises vers l’international. Selon les chiffres avancés par l’Union des forestiers industriels du Gabon (Ufiga) qui, récemment a parlé au nom de ces adhérents, l’incidence de ce blocage sur les activités d’une dizaine des entreprises est évidente et inquiétante.

Selon les chiffres avancés, environ 3 314 mètres cubes de grumes seraient bloqués sur des sites de stockage à l’intérieur du pays. Au niveau de l’entreprise de transport ferroviaire Setrag, ce sont 11 798 mètres cubes arrivés par voie ferrée qui sont stockés au parc. Du coté des produits issus de la première transformation, prêt à l’exportation, on dénombrerait à 29 000 mètres cubes le quota des produits prêts à l’export. Le blocage de ces marchandises, en attente d’une décision des autorités pour relancer les activités dédiées à l’exportation des bois vers l’extérieur, pèse lourd sur les entreprises qui ont vu leurs activités ralentir ces derniers jours avec pour conséquence sociale, une mise en chômage technique temporaire de plusieurs agents et la possibilité d’une perte de confiance auprès de leurs clients. « Les pertes pour les opérateurs économiques, membres de notre syndicat sont très importantes et de même pour l’Etat qui n’a pas pu collecter les droits et taxes sur la transformation/exportation des bois », fait remarquer la secrétaire générale de l’Ufiga, Françoise Van De Ven.

Si la situation persiste, la facture pourrait se corser aussi bien pour l’Etat que pour les exploitants qui craignent toutefois, les semaines avenir, ne pas être en mesure de s’acquitter de certaines charges comme les impôts et les salaires.


Michaël Moukouangui Moukala

Vos commentaires

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs