FEVA 2016 à Libreville : Les vêtements africains à l’honneur

vendredi 19 février 2016 Culture & people


Pour un laps de temps, Libreville constitue une plateforme mettant à l’honneur le vêtement africain. Le savoir-faire artisanal de près de six pays est représenté. Ce rendez-vous des artisans du vêtement africain, le premier du genre, s’achèvera le 25 février prochain.

La place de l’Indépendance de Libreville, en face de la mosquée jouxtant le Commissariat central abrite un marché de vêtements, provisoire, aux origines et produits cosmopolites. Sur les lieux, c’est l’idée d’intégration africaine par le vêtement qui prime. Pas donc étonnant que les produits les plus en vogue sur ce marché soient en grande majorité des vêtements artisanaux. Le choix du Gabon selon Innocent Akoma Ollame, coordinateur du Festival du vêtement Africain (Feva 2016), s’explique « par la pluralité des nationalités qui y réside ». « C’est pour le vêtement que nous sommes réunis ici à Libreville  », ajoute-t-il.

Pour la circonstance, Pakistanais, Nigérians, Sénégalais, Egyptiens, Béninois, Malgache, Nigériens, Indiens… ont fait le déplacement pour faire valoir leurs produits.La « Foire du vêtement » comme la nomme les promoteurs, est une première au Gabon et en Afrique centrale. L’idée est mise en avant par un collectif d’artisan, avec en prime des Gabonais et Sénégalais, aux spécialités variées qui a voulu faire valoir non seulement le vêtement africain mais également le savoir-faire artisanat des ressortissants du continent.

Pérenniser l’action

Faire du FEVA, un « rendez-vous phare au niveau de l’Afrique centrale », c’est le pari que cherche à remporter les promoteurs de l’évènement. « Il faut que le vêtement devienne une grosse industrie comme ailleurs et que Gabon devienne le carrefour de la mode africaine », projette Innocent Akoma Ollame car estime-t-il, il y a du potentiel en termes de création d’emploi pour des centaines de jeunes.

Des africains comme le Nigérien Alphadi ont montré qu’un évènement fédérateur des spécialistes du domaine de la mode était possible en Afrique, alos pourquoi pas importer le format de son événement et en faire un qui soit taillé à la mesure du Gabon ? Le Gabon doit devenir « le carrefour de la mode sous-régional » et les promoteurs du FEVA y tiennent.Les rencontres autour du vêtement pourraient de fait, se tenir deux fois par an.

Promouvoir le raphia

Ailleurs, le Raphia possède une valeur reconnue, mais au Gabon le produit n’est pas valorisé comme il se devrait. Ce travail de valorisation, c’est avant tout aux Gabonais de le faire. Les organisateurs du FEVA veulent également promouvoir ce produit de sorte qu’il soit répandu comme on le voit par exemple avec le bazin.


3M

Vos commentaires

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs