Fêtes de fin d’année : Des célébrations sous pressions

lundi 31 décembre 2018 Economie


Les célébrations marquant le passage à la nouvelle année ne sont plus que l’ombre d’elles même au Gabon. Un pays dans lequel l’argent coulé à flot et les populations s’adonnaient à des délires financiers. Désormais, place à la crise financière et ses conséquences fâcheuses. Les célébrations des fêtes de fin d’année portent d’ailleurs cette marque.

Après une ambiance de noël mitigée, contrairement aux célébrations précédentes marquées par des organisations çà et là, à travers la capitale Libreville, place à la Saint-sylvestre. L’évènement, souvent marqué par des dépenses extravagantes n’a plus son lustre d’antan. La pression financière due au manque des salaires à l’exemple de celle des agents de la Société gabonaise de transport (Sogatra) dont l’entreprise cumule une redevance de neuf mois des salaires aux employés ou encore, celle d’autres employés des secteurs public et privé à travers le pays amène les uns et les autres à faire attention à leurs dépenses.

A cela, s’ajoute les incertitudes politiquent alimentées par les spéculations de nombreux observateurs qui planent sur le pays malgré les assurances des autorités en placent qui estiment qu’il n’y a pas péril en la demeure. Cet écho d’assurance passe pourtant mal chez de nombreux concitoyens qui préfèrent « prévenir que guérir ». « La vie devient difficile au Gabon, plutôt que de se lancer dans des dépenses inutiles, il parait important de minimiser celles-ci. Moi, c’est ma stratégie car, les fêtes ok ! Mais on peut faire la fête tous les jours ! », lâche un jeune homme rencontré dans un quartier de la capitale. Cette position reflète cependant la morosité financière dans laquelle se trouvent actuellement de nombreux ménages gabonais.

En effet, malgré des perspectives économiques dites « encourageantes » par les organismes internationaux dont le Fonds monétaire international (FMI), les populations ont du mal à ressentir l’impact du modeste changement de situation tant vanté. Affecté par des coupes salariales, retards de paiement et une crise économique qui accable nombre d’entre eux de l’accès à un emploi, certains ménages n’ont pas trop le cœur à la fête. « Sans argent vous ne pouvez rien faire même si, vous en avez envie », affirme un autre intervenant. A quelques heures du nouvel an, il ressort que l’ambiance festive semble n’être pas au rendez-vous. En témoigne, l’atmosphère à Libreville, la capitale !


Michaël Moukouangui Moukala

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