Fédération de Judo : André Angwe passe enfin la main !

jeudi 16 novembre 2017 Sport


Critiqué pour sa gestion de la Fédération gabonaise de judo après 22 ans de règne sans partage, l’actuel président, André Angwe ne compte pas se représenter. « Je peux vous dire, aujourd’hui, officiellement que je ne serais plus candidat », a-t-il garantie au moment ou l’assemblée élective de ladite fédération pointe à l’horizon.

C’est sur fond de bisbilles et divergences datant de plusieurs mois déjà avec le Secrétaire général de la fédération qu’André Angwe qui a poussé racine à la tête de la fédération de judo, a décidé de ne pas se représenter, et ce, après 20 ans de service. « Avant la fin du mandat qui est en train de s’achever, j’avais de mon propre chef, de manière tout à fait volontaire, sans qu’on ne me le demande, sans pression aucune, décidé qu’après avoir fait 20 ans à la tête de la fédération gabonaise de judo, de laisser tomber », a-t-il annoncé. Après ses deux décennies d’exercices, que reste-t-il de la fédération gabonaise judo ? Quel est son bilan ?

Léthargie ambiante

Entre l’inexistence d’un statut juridico-administratif devant garantir la conformité des actions, des problèmes internes liés au fonctionnement et à l’organisation de la fédération, la gestion de l’entité qu’il quitte sous peu a été loin d’être une sinécure ! « Les activités tournent au ralenti, je dirai même très au ralenti », reconnaît le président sortant. Cette léthargie a été accentuée par une guerre d’égo. Une situation résultant en grande partie des vides juridiques inhérents à plusieurs fédérations, clubs ou ligues. « La fédération gabonaise de judo a été créé en 1965 et de cette date jusqu’à aujourd’hui, elle a été subventionnée par l’Etat, sans que nous ayons une reconnaissance juridico-administrative », dévoile André Angwe.

Bilan contrasté

Si André Angwe reconnaît qu’il est temps de prendre congé de la fédération et passer le relais, après plus de 20 ans, ce dernier ne manque pas moins de brandir son parcours, à l’en croire, positif. « Lorsque, je suis arrivé à la fédération gabonaise de judo, très peu de judoka sortaient pour participer aux compétitions internationales. Depuis que je suis arrivé à la tête de la fédération en dehors de l’année dernière, nous assistons à toutes les compétitions, car je me battais pour que le Gabon participe », se défend-t-il, tout en énumérant les médailles remportées par le Gabon aux Jeux de la Francophonie, aux Jeux Africains organisés à Brazzaville, au Congo, la qualification du pays aux Jeux Olympiques et la participation à venir d’un arbitre gabonais aux Jeux Olympiques de Tokyo.

« Ce qui n’est pas une chose aisée », avance-t-il avant d’ajouter « si je vais plus loin, nous avons sous ma présidence, la ligue des champions d’Afrique chez les seniors, les cadets, des médaillés d’argent, de bronze dans toutes les catégories ». Dans un environnement parsemé d’obstacles, André Angwe estime qu’il mérite d’être félicité. « Quand ont fait la part des choses entre, l’environnement dans lequel nous évoluons et les résultats dont je viens de vous parler, je pense qu’il faut même tirer le chapeau au président que je suis ». Ce denier de conclure « Mon bilan est positif ».


Michaël Moukouangui Moukala

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