Exploitation aurifère : Activités momentanément suspendues !

jeudi 20 septembre 2018 Société & environnement


Inscrits, il y a quelques années, sur la liste des richesses « stratégiques » du Gabon, les activités d’orpaillage, (Ndlr : comprenant la recherche et production d’or), viennent d’être suspendues par le ministère des Mines. Objectifs, réorganiser la filière et participer par la même occasion à la croissance économique du pays.

De sources officielles, le Gabon exploite l’or depuis 1937. Depuis cette date, environ 40 tonnes d’or ont été extraites des sites d’orpaillages à travers le pays. Malheureusement, cette activité demeure encore informelle. A en croire le bilan rendu public, en juillet dernier, par le ministre des Mines, Christian Magnagna, fait état de détournements. En effet, pas moins de quatre tonnes d’or ont été frauduleusement sorties du pays ces dernières années. Pour contrer cette fraude, le Ministère avait promis de réorganiser le secteur en optant pour la « transparence » et une augmentation significative de la production sur le long terme. Figé sur ces objectifs, le ministère invite l’Etat à protéger les zones telles qu’Etéké et Minkébé, des sites d’orpaillages reconnus.

Mettant ainsi en application ses objectifs, le ministère vient de suspendre temporairement toutes activités d’orpaillage, de recherche et de production d’or sur l’ensemble du territoire. La décision qui intervient quelques mois après la tenue à Libreville d’une Journée nationale de l’or. Laquelle journée avait permis de déceler de nombreuses fraudes et dangers environnementaux. « Il a été constaté un développement de sites d’exploitation sauvage et illicite d’or dans plusieurs localités de l’intérieur du pays, faisant courir des risques graves de dégradation de l’environnement et de troubles à l’ordre public dans des zones géographiques concernées », soutient le ministère dans sa note.

Pour réorganiser les choses dans ce domaine, des audits des sites d’orpaillages, des permis de recherche et d’exploitation ont été commis. « Au terme de ces missions, les opérateurs seront classés selon des critères de conformité légaux pour permettre, d’une part, le renforcement de la protection des opérateurs respectueux des dispositions légales et d’autre part l’application des sanctions prévues par les dispositions législatives et règlementaires », souligne le ministère. D’où l’adoption du nouveau code minier.


Michaël Moukouangui Moukala

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