Evénement/Escales littéraires de Port-Gentil : « Le livre gabonais se porte bien », selon Merey Edna

mercredi 29 novembre 2017 Culture & people


La littérature gabonaise était à l’honneur le week-end dernier dans la capitale économique du Gabon à l’occasion de la 5e édition des escales littéraires de Port-Gentil. Après un échange riche entre le nombreux public et les écrivains, la présidente du comité d’organisation est fière de l’engouement suscité par le livre gabonais. Merey Edna se penche déjà sur les préparatifs de la prochaine édition qui doit s’ouvrir aux écrivains d’autres horizons. Entretien.

Gaboneco.com (Ge) : Merey Edna, vous êtes la présidente du comité d’organisation des 5e escales littéraires de Port-Gentil qui viennent de s’achever. Que doit-on retenir de cette édition ?

Merey Edna (M.E) : Cela a été un moment d’échange assez fort ! Nous gardons comme souvenir, l’engouement des jeunes pour cette manifestation. Ils ont répondu présent et se sont investis pour la réussite de cette édition, en se proposant spontanément de jouer dans une pièce de théâtre ou de déclamer des poèmes.

Ge : Combien de livres gabonais étaient à l’honneur ?

M.E : Durant cet échange, Il y a des critiques désignés pour présenter les œuvres des auteurs invités. Ainsi, le public a pu découvrir les œuvres suivantes :
« Entre Nous », (collectif Plumes Gaboma) ; « Les veuves », (Hallnaut Engouang) ; « Mea Culpa », (Irène Dembé) ; « Ecart-ville », (Parfaite Ollame) ; « Tonda », (Bonaventure Kassa Mihindou) ; « Le bal Masqué », (Rodolphe Obiang Meye).
Après les critiques, le public a été invité à poser des questions en sachant que le livre est disponible à l’achat et à la dédicace.

Ge : Est-ce que les livres présentés étaient en rapport avec l’actualité ?

M.E  : Ces œuvres sont récentes. Les thèmes qui les lient sont l’engagement de l’écrivain à scruter, analyser et comprendre la société dans laquelle il vit, d’une part et d’autre part, il était question de la femme ses attentes, ses déboires, ses forces et ses travers.

Ge : Quelle analyse faites-vous alors de notre société ?

M.E  : L’analyse que nous faisons de la société actuelle : tout est en mouvement perpétuel. La population semble plus impliquée dans le devenir du pays. Que ce soit sur le plan politique ou social, les gens s’interrogent quand d’autres s’engagent. Il a beaucoup été question des femmes et de leur importance dans la société. Les débats nous ont mené à questionner la duplicité qui mène les femmes à vouloir s’émanciper des relations amoureuses avec des hommes du terroir en préférant des hommes blancs.

Ge : Quel avenir pour le livre gabonais à l’heure du numérique ?

M.E : L’avenir du livre gabonais ??? Les auteurs gabonais ont compris, je le pense, que le numérique est une force, une avancée notable pour notre littérature. Beaucoup s’en sont emparés et proposent leurs œuvres en format numérique. Je suis d’avis que cela est une aubaine pour la littérature africaine, en ce sens qu’il suffit d’un accès à Internet pour avoir accès au livre. Le livre numérique brise les longueurs et les absences de chaînes de distribution fiables que l’on supporte depuis longtemps. Ainsi, peu importe où se trouvent les lecteurs, il suffit d’un paiement via carte bleue ou autre moyen mobile monétaire pour s’offrir des livres.

C’est une aubaine pour la littérature gabonaise. On pourrait citer les titres de nouvelles plumes gabonaises telles que Mady Remanda, Owali Antsia, Leilaji Marmelade, Sandy Bomas qui proposent leurs œuvres en format numérique pour les rendre plus facilement accessibles à tous. De même pour une plume confirmée telle qu’Alban Désiré Afene.

Ge : Que comptez vous faire pour améliorer la prochaine édition des Escales littéraires ?

M.E : Structurer les choses, en mettant en place une association. Cela nous permettra de faire appel à des financements venus d’ailleurs pour la réalisation de nos projets Littéraires (café-littéraire, spectacles de théâtre, clubs de lecture, publications d’œuvres à l’intention des enfants...). Cela permettra à cette manifestation de perdurer et nous espérons ainsi pouvoir ouvrir l’événement à des auteurs des pays limitrophes, même en mode de visioconférence.


Interview réalisée par YAO

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