Etat de santé d’ABO : Des doutes persistent !

vendredi 18 janvier 2019 Politique


La présence du président de la République, Ali Bongo Ondimba au Gabon, le 15 janvier dernier, pour la cérémonie de prestation de serment du nouveau gouvernement, conformément à l’alinéa 4 de l’article 15 de la constitution, n’a pas dissipé les doutes sur la gravité de son état de santé voire sa capacité à continuer à assumer les charges présidentielles.

Toutes les histoires, certes, ne sont pas similaires. Toutefois, elles peuvent avoir certaine fois le même épilogue. Victime d’une attaque cérébrale en 2013 et admis au Val-de-Grace en France, Abdelaziz Bouteflika, le Président Algérien y était sorti sur une chaise roulante. Depuis lors, il dirige son pays cloitré sur cette chaise roulante, sous le regard désormais quasi indifférent de ses concitoyens. Cette tranche d’histoire d’Abdelaziz Bouteflika à la tête de l’Etat Algérien ressemble fort à celle du président gabonais, victime d’un AVC à Riyad, en Arabie saoudite le 24 octobre dernier.

Tout comme son homologue algérien, c’est sur une chaise roulante que le président de la République, Ali Bongo Ondimba, s’est présenté au Gabon pour présider la cérémonie de prestation de serment du nouveau gouvernement. Si le fait pour un Président de la République de diriger un pays sur une chaise roulante n’est pas inédit, au Gabon la pilule passe mal au sein de l’opinion publique.

Des doutes sur la capacité d’Ali Bongo Ondimba à présider aux destinées de la Nation aggravés par la diffusion en différé sur les seules chaines publiques de la cérémonie de prestation de serment. A cela s’ajoute, le report sine die du Conseil des ministres. L’allure grave, la voix presque perdue et un immobilisme suspect, voila ce que pensent de nombreux gabonais sur le chef de l’état lors la cérémonie de prestation de serment des nouveaux ministres. Si sa présence à cet événement constitutionnel a permis de faire taire les allégations sur s prétendue mort, elle a également donné du grain à moudre à ses détracteurs. Lesquels détracteurs émettent désormais de sérieuses réserves sur la capacité de ce dernier à gérer le pays.

C’est le cas de son ancien Premier ministre, Raymond Ndong Sima, pour qui « la séquence allant de son arrivée secrète, à l’éloignement des médias, l’absence d’audience en dehors du cercle déjà à la manœuvre, l’annulation du conseil des ministres annoncé et finalement son retour rapide et tout aussi discret pour le Maroc » sont des éléments de nature à conforter les positions des gabonais sur l’incapacité d’Ali Bongo à assurer les charges de sa fonction.


Michaël Moukouangui Moukala

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs