Et si la consommation d’alcool dictait sa loi au Gabon ?

lundi 12 octobre 2015 Société & environnement


S’inspirant de la solidarité agissante prônée par la Caisse Nationale d’Assurance de Maladie et de Garantie Sociale, (CNAMGS), des illuminés ont procédé à un détournement de sens. Au point que bon nombre de personnes assimilent l’acronyme CNAMGS à un nouveau type de débits de boissons pullulant dans les rues de la capitale. Une preuve de plus de la consommation excessive d’alcool au Gabon.

En faisant le tour des artères de Libreville, n’importe quel observateur ou automobiliste constate, bon gré mal gré, la prolifération des débits de boisson, parmi lesquels des commerces d’un autre genre, les CNAMGS. Là-bas, les prix pratiqués défient toute concurrence. En effet, les marges bénéficiaires sont quasiment dérisoires. Les prix, du moins des boissons locales, sont presqu’arrimés à ceux de la Société des Brasseries du Gabon, la SOBRAGA. Toutefois, sur la quantité, les tenanciers des commerces d’alcool engrangent quand même une fructueuse et généreuse manne. Aux prix attrayants, s’ajoutent le relatif confort, comparativement à certains bars de la place. D’où cette ruée des consommateurs de Bacchus vers les CNAMGS.

Un commerce florissant !

« L’Homme gabonais » étant très porté sur la consommation d’alcool, il est clair que ces commerces ayant pignon sur rue ne désemplissent pas. Du matin au soir, des pères et mères de familles, pires des jeunes, squattent les lieux en ingurgitant, bien évidement litre sur litre de boisson. Une consommation outrancière qui n’émeut personne ! Et comme à un certain niveau de consommation, l’alcool délie naturellement les langues les clients s’adonnent à tous types de commentaires et d’analyses factices. Ainsi, lentement mais surement, ces lieux deviennent l’inévitable point de chute des quidams à la soif très prononcée, et ce, sans que cela n’interpelle la conscience collective.

La face cachée ?

Au-delà des retombées économiques engrangées directement ou indirectement par ces nouveaux commerces, il y a quand même de quoi s’interroger sur le rapport de nos populations à la consommation d’alcool. Pourquoi une telle « dépendance » ? Le plus aberrant dans ce phénomène réside dans le fait qu’une bonne frange d’« intellectuels », également s’y adonnent à cœur joie. C’est dire qu’il existe une sorte de sclérose collective, au point que l’alcool se consomme de plus en plus au même titre que le précieux liquide vital, l’eau. Sinon comment comprendre cette prolifération de débits de boisson dans le pays ? La consommation d’alcool est-elle le seul passe-temps existant au Gabon. Des interrogations à méditer ! 


YFI

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