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Et si l’on repensait le transport urbain ?

mardi 24 novembre 2015 Speciales


Tous les jours que Dieu fait, le spectacle qui s’offre aux populations de Libreville est celui d’une ville qui manque cruellement d’infrastructures routières certes, mais qui fait également face à une pénurie de moyens de transport. Curieux, cela ne semble pas émouvoir les autorités.

Nous revenons là sur un sujet que nous avons déjà effleuré dans de précédents écrits. Trop de gens se retrouvent amassés chaque jour en bordure de route à Libreville où ils attendent parfois désespérément une occasion pour gagner leur lieu de travail ou aller à l’école, ce qui explique en grande partie les retards et autres absences souvent enregistrés. Malgré le fait qu’il y ait une société de transport « Sogatra », le réseau routier parce que lâche et peu dense n’est pas favorable à la fluidité de la locomotion.

 Du coup, enregistre-t-on de temps en temps des retournements de situation au sens où des individus que cela disait de se déplacer s’en retournent chez eux attendant le lendemain pour peut-être se lever un peu plus tôt et espérer se faire une place à bord d’une embarcation. Evidemment, l’organisation des transports, des transports publics, incombe bien au premier chef au gouvernement qui peut être aidé par des privés. L’insuffisance de moyens à ce niveau est donc de sa responsabilité aussi, alors que dans des pays moins nantis que le Gabon, le Rwanda pour ne prendre que cet exemple, le transport est l’un des secteurs dans lequel l’Etat s’est investi avec maestria au point de susciter l’admiration de tous.

 Seraient-ce les solutions qui manquent ?

Nous pensons que non ! Car, il suffit de s’appuyer sur ce qui se passe chez nos « ancêtres les Gaulois » où des personnes même propriétaires d’automobiles individuelles préfèrent en semaine le métro ou le bus à celles- ci pour non seulement être à l’heure à leurs occupations, mais aussi s’ennuyer de moins en moins. Développer les voies de communication se présente déjà comme une ébauche de solution au lancinant problème des retards. Tout comme, la densification du parc automobile peut paraître une option à explorer. Or, l’on constate que ni l’une, ni l’autre ne sont expérimentées disons-le comme cela, ce qui rend la question de la fluidité du transport presqu’insoluble. Alors que l’on présente les transports comme un indicateur et non des moindres avec le bâtiment, la santé, l’éducation et la consommation, nous ne citons que les plus en vue, sur lequel l’on s’appuie pour mesurer le niveau de développement d’un pays. La naissance de quartiers champignons est aussi pour beaucoup dans les difficultés rencontrées car ils ne permettent pas facilement la construction de routes et donc aux véhicules d’y circuler en tout temps et à des distances raisonnables pour alléger la peine des usagers qui doivent quelquefois marcher sur des kilomètres avant d’atteindre la voie à partir de laquelle ils peuvent héler un taxi, un bus ou un véhicule « clando ». Une véritable réflexion sur la question des transports est vivement sollicitée pour atténuer la « misère » du peuple et faire respecter du coup les autorités.             


JGN

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