Entreprenariat : Un concours national de plan d’affaires pour booster le secteur

lundi 25 septembre 2017 Economie


Après le Grand prix de l’Excellence, lancé en 2014 et les initiatives connexes dédiées à promouvoir l’entreprenariat local, le Gabon vient de porter sur les fonds baptismaux le « concours national de plan d’affaires ». Objectif : stimuler l’entreprenariat.

Il n’y a pas d’âge pour entreprendre. C’est cette logique que semble s’approprier le Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, en partenariat avec le Projet de promotion de l’investissement et de la compétitivité (PPIC) et l’Agence nationale de promotion des investissements du Gabon (ANPI-Gabon).D’où le « concours national de plan d’affaires », destiné aux jeunes pour leur permettre de côtoyer l’univers de l’entreprenariat et ses opportunités.

Ouverture d’une caravane d’information

C’est en juillet dernier que la caravane d’information a été lancée. Pendant trois semaines, la caravane sillonnera les villes d’Oyem, Franceville, Makokou, Koulamoutou, Lambaréné, Port-Gentil, Mouila et Tchibanga pour informer les jeunes sur les opportunités de l’entreprenariat. La campagne s’achèvera le 7 octobre prochain. A en croire le Ministère des PME, il est avant tout question de stimuler la participation à ce concours des jeunes de 18 ans et plus.

L’entreprenariat national, un serpent de mer ?

Avec une économie foncièrement morose depuis quelques années fragilisée par la chute des cours du pétrole, une croissance en berne évaluée cette année à 1% et un ratio d’endettement au-dessus de la moyenne (64% selon le FMI), les voyants sont au rouge pour le Gabon. La dépendance à l’économie primaire en explique la cause et pour y remédier il faut aujourd’hui changer de paradigme en boostant l’entreprenariat local. Cependant, le terrain sur lequel le Gabon veut s’engager n’est pas assez bien déblayé.

La facilitation des affaires, le temps de création d’entreprise en dépit des volontés des jeunes gabonais à devenir autonome, les tracasseries administratives souvent jugés trop longues, l’obtention des prêts, la protection des investissements minoritaires comme ceux promus par le ministère des PME, etc., plombent les opportunités des jeunes en particulier à se lancer dans cet univers complexe. Il faut en moyenne un délai de 36 jours pour créer une entreprise au Gabon contre neuf à Casablanca au Maroc et six au Sénégal. Ce qui conforte le dernier rapport « Doing business 2017 » de la Banque mondiale. Des 190 pays évalués à travers le monde pour leur climat des affaires, le Gabon arrive à la 164e place mondiale. Ces lenteurs expliquent le retard accumulé dans l’émergence des PME.


Michael Moukouangui Moukala

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