Entreprenariat : Le plaidoyer de la Fondation Tony Elumelu

mardi 1er novembre 2016 Economie


Au Club de l’économie à Paris, le président de Heirs Holdings et UBA, fondateur de la Fondation éponyme Tony Elumelu, a appelé les africains à une implication massive dans l’entreprenariat pour le développement du continent

« Les plus grands obstacles au développement du continent sont un environnement des affaires peu favorable, le manque d’infrastructures permettant l’accès à l’électricité. Imaginez un jeune entrepreneur devant batailler pour avoir un accès à l’électricité pour une entreprise en pleine croissance  », un constat troublant dressé par Tony Elumelu au Club de l’Economie, à Paris. Au-delà des mots, il s’agit ni plus ni moins d’une invite faite aux pourvoyeurs de fonds. Laquelle invite consiste à reconsidérer les critères de financements des projets de développement des jeunes africains.

La volonté de l’homme d’affaires est simple et claire : les Africains doivent apprendre à s’entraider. Tony Elumelu parle de « don structuré », orienté en particulier vers «  les personnes qui le méritent qui ne font pas partie de nos familles, de nos communautés mais qui ont un grand besoin et un grand potentiel.  » Sur ce sujet, la contribution du programme Entrepreneurship de la Fondation Tony Elumelu est un bel exemple selon lui, de la façon dont les Africains peuvent résoudre leurs problèmes par l’intermédiaire de l’entreprenariat et une meilleure gouvernance.


L’entreprenariat, maillon clé du succès de l’Afrique

Pour Tony Elumelu tout comme pour le philanthrope Bill Gates, l’entreprenariat est le seul moyen pour créer de la richesse en Afrique et ainsi développer le continent. Mais pour y parvenir, les deux hommes estiment que l’établissement des partenariats de type public-privé demeure la clé de réussite. En effet, soutient Bill Gates, « les Etats ne peuvent plus financer eux-mêmes leur développement, en redonnant, nous puisons dans la meilleure partie de nous-mêmes. Tout ce que nous avons fait de significatif, nous l’avons fait à travers des partenariats »

Et ce dernier de rajouter, « Nous ne pouvons pas nous permettre d’ignorer l’entreprenariat. Nous avons besoin de faire les deux. Nous avons besoin que le gouvernement réalise que le succès des entrepreneurs conduira à plus de succès pour le Gouvernement. Le gouvernement ne peut créer toutes les possibilités d’emploi nécessaires à l’économie. Seul le secteur privé peut le faire. Le gouvernement doit créer un environnement favorable pour permettre aux entreprises de prospérer ».

Une position qui a été à n’en point douter, renforcée pendant le Tony Elumelu Entrepreneurship Forum, le plus grand rassemblement annuel des entrepreneurs africains organisé en Afrique, au Nigeria les 28 et 29 octobre derniers. Un rendez-vous qui a rassemblé plus de 45.000 candidats issus de 54 pays du continent.

Le Club de l’Economie

Le Club de l’Economie, plateforme à l’origine de la prise de position de deux hommes d’affaires africain et américain, est un évènement mensuel du journal français Le Monde. L’événement, généralement axé sur des problématiques du moment, est un carrefour de rencontre d’idéed sur la façon dont les dirigeants du monde peuvent parvenir à lever les obstacles aux problématiques en discussion.

La dernière édition, (Ndlr : en octobre 2016), a été consacrée à l’influence de la philanthropie mondiale sur les affaires, la politique et la culture. Une édition à laquelle a participé les plus influents philanthropes du monde, Hommes d’affaires et Représentants de la Banque mondiale ou du Fonds Monétaire International (FMI), sans oublier la société civile et les journalistes.


3M

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