Entreprenariat : La prise de conscience des autorités !

mardi 20 décembre 2016 Economie


Troublé par la crise sectorielle du pétrole, le Gabon s’en remet désormais à l’entreprenariat pour booster son économie

Jusque-là et en dépit de ses activités régaliennes, le Ministère de la promotion des PME, peu importe ses différentes dénominations, ne s’était autant intéressé au développement de l’écosystème entrepreneurial local. Avec la nouvelle impulsion que les autorités veulent donner à l’économie nationale, poussée bien évidemment par la crise sectorielle du pétrole, des initiatives tendent à s’accentuer spécifiquement sur cette question. Le réveil est peut-être tardif mais cette nouvelle stratégie permettra de « réduire aussi considérablement notre vulnérabilité face aux variations du cours des matières premières », expliquait lors du lancement de l’Espace PME, le Ministre de la promotion des PME, Biendi Maganga Moussavou.

Avec cette nouvelle orientation spécifique, les autorités gabonaises et les partenaires comme Junior Achievement (JA) ou l’association Agir pour une jeunesse autonome (APJA) veulent, en plus des actions menées avec des entreprises seniors, tenir par la main les petits porteurs de projets pour la plupart des nationaux, leur offrir des facilités pour développer leurs entreprises de sorte à les rendre autonome et créer un cercle vertueux autour de l’entreprenariat.

Depuis 2014, grâce aux programmes comme le Grand prix de l’excellence (GPE) qui récompense en millions de francs CFA, les meilleures initiatives en matière de projets d’entreprenariat, il y a une agitation autour de l’entreprenariat qui donne aux jeunes en particulier, la possibilité d’y croire. Pour enfoncer le clou et pousser les volontés au-delà des limites nationales, une Confédération des artisans et des petites entreprises d’Afrique Centrale (Capeac) vient de voir le jour. Elle intègre dans ses initiatives, le Gabon, non seulement en tant que pays initiateur mais également en tant que pays membres de la Cemac.

Malgré cet ensemble d’initiatives, le pari gabonais est encore loin d’être atteint. La dépendance du pays à l’égard de la mère des activités génératrices de revenus publics, en l’occurrence la production de pétrole, est encore importante et la diversification de l’économie nationale suit un processus tellement lent que beaucoup ont du mal à croire qu’il a déjà été enclenché. Les statistiques sur le chômage national (près de 30%), les disparités de revenus, le niveau de vie de la classe moyenne et la pression financière qui s’abat sur le Gabon montre que le pari de l’entreprenariat est loin d’être gagné. Peut-être atteindra-t-il ses objectifs mais pas de si tôt…


Michael Moukouangui Moukala

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