Enseignement supérieur : la menace d’une grève plane !

samedi 22 octobre 2016 Société & environnement


Le Syndicat National des Enseignants et Chercheurs du Gabon (Snec) a décidé d’une grève vendredi 21 octobre 2016 à l’Ecole Nationale Supérieure (ENS) à l’occasion d’une Assemblée Générale qu’a animée Jean Rémy Yama, président dudit syndicat.

Loin de relayer le premier point de l’ordre du jour de l’Assemblée Générale du Syndicat National des Enseignants et Chercheurs qui se rapportait au solde des vacations dues aux enseignants, le point saillant qui a constitué le thème central de la rencontre a été la détention préventive depuis trois mois de Ndong Abessolo, président du syndicat des agents des affaires sociales, Secrétaire confédéral de Dynamique Unitaire et de Mba Essiane, président du syndicat des Agents de l’Agriculture.

« Les cours ne reprendront pas dans les universités et grandes écoles si toutes les vacations ne sont pas payées aux enseignants chercheurs c’est-à-dire le solde de tout compte. Les cours ne reprendront pas dans les universités et grandes écoles si les deux camarades syndicalistes Ndong Abessolo et Mba Essiane ne sont pas libérés  » a déclaré Jean Remy Yama, porte-voix des enseignants et chercheurs du Gabon.

Les enseignants et chercheurs ont estimé qu’il est contre productif pour le gouvernement de maintenir deux syndicalistes en détention préventive pendant plusieurs mois faisant valoir l’idée selon laquelle « la détention est une exception, la règle est la liberté provisoire » a déclaré Jean Rémy Yama, président du Snec qui a poursuivi en disant « Nous ne voulons pas faire entrave à la justice… dans aucun pays du monde on arrête un syndicaliste. Le syndicaliste a une garantie de représentation donc il peut être en liberté provisoire, le jour où il est convoqué pour les faits qui lui sont reprochés, il se présentera, s’il est jugé coupable, à ce moment on le prend et on l’envoie en prison. Quel est l’intérêt de garder en détention préventive un syndicaliste ? »

Pour le SNEC, le gouvernement se doit de répondre à ces préalables sans quoi au matin du 31 octobre 2016, les cours ne reprendront pas dans les grandes écoles et universités du Gabon.


Tony Muru

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