Election présidentielle française : L’exemple !

mardi 25 avril 2017 Politique


Tous ceux qui ont suivi le déroulement le 23 avril du premier tour de la présidentielle en France, ont pu se convaincre de ce qu’il n’y a pas de miracle en plein XXIème siècle, à organiser un scrutin, même quand il s’agit de celui qui concerne 47 millions de personnes appelées aux urnes, et à donner dans la même journée les résultats. Au Gabon, sommes-nous prêts à nous servir de cet exemple ? Pas si sûr vu qu’au Gabon officiellement les premiers résultats doivent proclamés dans les 72 heures. Toutefois, il faut souvent attendre une semaine, alors que le pays compte près de 800 000 électeurs, une infime partie du corps électoral français.

Oui et Non, le Gabon peut suivre l’exemple de la France ! Oui, parce que notre démographie est relativement faible : moins de deux millions d’âmes. Du coup, la proclamation des résultats d’une élection et particulièrement la présidentielle peut et doit se gérer très facilement. Ce d’autant plus que les instruments utilisés aujourd’hui semblent fiables et les agents chargés de les manipuler sont en principe formés pour cette tâche. Oui également parce que l’outil internet qui a fait son entrée chez nous au début des années 2000 est disponible partout où l’on émet le vœu de s’en servir.

Mais, que dis-je ? Les décomptes chez nous se font encore manuellement et cela ne devrait normalement pas poser problème. Les textes régissant l’organisation des élections sont, eux aussi, clairs, sauf qu’il faut qu’ils soient respectés à la lettre pour que ceux qui sont chargés de les interpréter aient un peu de crédit et évitent alors d’être conspués pour leur propre bien d’abord et celui de la nation ensuite. Aujourd’hui, organiser un scrutin ne relève donc plus du miracle, car on l’a vu en Afrique par exemple au Nigéria où les résultats de la dernière présidentielle n’avaient pas encore été tous rendus que l’adversaire de l’actuel chef d’Etat l’avait déjà appelé au téléphone pour le féliciter de sa victoire.

Les facteurs bloquants ?

Non, le Gabon ne peut emboîter le pas à la France, parce qu’il n’est pas dans nos esprits obtus d’accepter la défaite d’un président en exercice, alors qu’en France, parlons-en encore, François Hollande, conscient de la catastrophe qu’a été son mandat, s’est vu dans l’obligation de capituler pour sauver son honneur et permettre à ses compatriotes de se choisir un nouveau guide pour le nouveau quinquennat, un guide qui réponde à leurs aspirations du moment. N’est-ce pas cela qui facilite la compréhension, éloigne les querelles et conduit à l’acceptation du gouvernant ? Il manque visiblement de volonté et de bon sens sous nos cieux, car l’on est toujours prompt à faire le contraire de ce que les textes stipulent.


Douguenzolou

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