Education/Réforme : L’enseignement général laissé pour compte

lundi 15 avril 2019 Société & environnement


Après une énième réforme, le gouvernement gabonais a revu à la hausse l’âge limite d’obtention de la bourse (Ndlr : désormais à 27 ans), des candidats au baccalauréat professionnel. Dans l’enseignement général, pour l’instant le gouvernement n’a pas encore revu sa copie.

Après les manifestations des élèves des lycées et collèges du Gabon la semaine dernière contre les nouveaux critères d’attribution de la bourse d’études fixant la moyenne à 12/20 et l’âge à 19 ans, le gouvernement gabonais, à l’issu d’un conseil interministériel tenu la semaine dernière s’est rétracté du moins dans le secteur de l’enseignement professionnel. Il conditionne maintenant l’obtention de la bourse d’études dans l’enseignement technique et professionnel par l’âge de 27 ans. L’enjeu de cette modification, selon le gouvernement dirigé par Julien Nkoghe Bekalé, est d’ « encourager davantage les jeunes gabonais à embrasser des filières (…) plus techniques et professionnelles » qui constituent l’une des faiblesses de professionnelle actuelle au niveau national.

Si cette modification devrait être « promulguée » au prochain conseil des ministres, le statu quo observé par le gouvernement sur les critères d’attribution de la bourse d’études dans l’enseignement général ne calme pas les ardeurs des élèves qui disent vouloir recommencer leur soulèvement dès la reprise effective des cours. Les élèves ne tolèrent pas en effet, que les uns soient favorisés au détriment des autres. « Avoir le baccalauréat à 27 ans au professionnel c’est bien. Et nos frères et sœurs de l’enseignement classique ! », a lancé ironiquement un élève.

Dans la même foulée, l’Assemblée nationale a pris le parti des élèves courroucés. En effet, le Premier Vice-président de l’institution, Idriss Ngari dans une lettre signée en P.O A exhorté le gouvernement à sursoir à la réforme, « source de mécontentement généralisé des élèves et des parents sur l’ensemble du territoire national ». Le week-end écoulé, des rencontres se sont multipliées de part et d’autre pour tenter d’adopter une nouvelle posture face à la réforme de la discorde. La rentrée prochaine des classes si le gouvernement ne contente pas les deux catégories des enseignements pourrait à nouveau retomber dans les travers des soulèvements des élèves qui disent ne pas être comptable de la situation économique chaotique du pays pour en payer les frais.


Michaël Moukouangui Moukala

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