Education : Pour être sûr de bien grandir !

mardi 28 novembre 2017 Culture & people


Quand nous étions jeunes, nos parents qui nous habituaient aux travaux champêtres, n’avaient de cesse de nous répéter qu’un homme, le vrai, devait toujours pouvoir se distinguer de la femme, par ses vertus. Qu’est-ce à dire ? Que l’homme à qui il incombait certaines tâches ne devait pas se débiner quand il s’agissait de les remplir, mais surtout, devait s’atteler à les accomplir du mieux qu’il pouvait. Cette culture du sérieux, de l’effort, du courage et de l’exemplarité, s’étendait à l’école où les parents nous demandaient d’être le plus proche des meilleurs pour hériter d’eux et pourquoi pas leur ressembler. N’est-ce pas ici une philosophie, un art de vivre, à travers lequel l’on se prépare à grandir ?

Le constat aujourd’hui fait démontre que la paresse, l’oisiveté, la médiocrité sont autant de vices entretenus qui font de nos enfants de mauvais citoyens. En effet, de plus en plus des parents démissionnant devant leurs tâches régaliennes, croient peut-être inutile de conduire leur progéniture sur la voie de l’excellence qui, à notre humble avis, exige de nous des sacrifices. Dans certaines familles pour ne pas dire plusieurs familles, l’on se contente d’élever les tout-petits sans plus, leur offrant aliments et coucher, voyages et de quoi satisfaire le ludique, oubliant que de tout temps, ils devront se frotter aux autres et démontrer de quoi ils sont, eux-aussi, capables.

A quoi sert-il à un pays d’être habité par ces temps de mondialisation par de nombreux incultes, paresseux, désinvoltes ou inconscients ? Notre propos tient, au-delà du perceptible, à faire comprendre aux uns et aux autres qu’il est important de s’inspirer d’autrui si cet autrui a quelque chose de remarquable à nous apporter en termes de travail et de réussite. Et il est plus que décevant de copier ou d’imiter le mauvais exemple qui nous conduit inéluctablement à l’échec. Le mauvais exemple, c’est aussi bien celui qui développe la paresse que celui que le courage, l’abnégation, le goût du travail bien fait, la honte de mal faire, la honte d’être partout humilié ou décrié, l’envie d’être respecté, n’habitent pas. Grave si cela venait à se transmettre de génération en génération. Souvenons-nous un instant du dicton : « malheur à celui qui ne fait pas mieux que ses parents ».

Passer le plus clair de son temps à mettre en valeur les artifices de la vie n’est pas bien vivre, contrairement à ce que pense aujourd’hui le grand nombre. Encore faut-il pouvoir justifier leur acquisition ! Croit-on qu’il est normal que dans un village où tout le monde va à la plantation le matin pour revenir le soir, accomplir des activités vitales, il y’ait de la place pour la jalousie et la haine ? C’est dire que les sociétés où règne un semblant d’équilibre sont des sociétés saines dans lesquelles des valeurs cardinales comme le travail ont gardé la place qui doit leur revenir. Non pas qu’il ne faille pas accorder un peu de temps aux activités régulatrices comme le sport, mais il ne faut pas leur donner tout le temps dont vous disposez au nom d’un certain équilibre.

Plus on est cultivé, plus on a voyagé et si l’on a bénéficié d’un minimum d’éducation, l’on devrait être capable de comprendre que même si le bien et le mal vont certes ensemble, il est de notre devoir en tant qu’être pécheur par essence, de faire en sorte que le premier domine le second. Nous devons pour cela nous atteler tous les jours à travailler dans le sens de l’amélioration de nos qualités et de notre rendu, pour espérer servir d’exemple aux générations montantes que nos erreurs voueraient, elles aussi, à l’échec. Nous devons donc nous sentir investis d’un sacré devoir de legs à des générations futures, de vertus cardinales sans lesquelles leur passage sur terre risque de ressembler à une traversée du désert.

Ce message s’adresse aux parents, aux chefs de famille, aux dirigeants de ce monde, bref, à tous ceux qui croient qu’ils sont investis du devoir de rendre leur dignité à leurs « administrés ». En commençant, eux-mêmes, à briller par le bon exemple pour qu’ils soient ensuite suivis et tracent les sillons d’un devenir meilleur. Loin d’être un pamphlet, ce propos vise, après constat, à rappeler, s’il en était besoin, son rôle à chaque responsable qui aurait le grand mérite de s’inspirer de son expérience ou de celle des autres, s’il estime la sienne insuffisante et s’il sait surtout faire preuve d’humilité, pour ne pas que ceux qui ont leur destin entre ses mains n’aient pas à le regretter.


Dounguenzolou

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