Education Nationale : Les sempiternelles grèves !

mardi 15 mars 2016 Société & environnement


Le scenario est le même depuis 25 ans dans le secteur de l’éducation gabonaise, chaque années étant ponctuées par d’interminables et nombreuses grèves. Conséquences : élèves, lycéens voire étudiants se tournent les pouces chaque année académique durant au moins 2 mois. Uns des facteurs explicatifs de a dangereuse baisse du niveau général des apprenants.

Depuis 1991, pas une seule année académique s’est déroulée sans aucun mouvement d’humeur ! Si l’on considère qu’au Gabon les élèves perdent à peu près 2 mois de cours annuels, la jeunesse gabonaise accuse en la matière un gros retard, difficile à combler. Une jeunesse gabonaise dont l’avenir est sacrifié, en raison de ces grèves à répétition. A qui la faute, les enseignants ou l’Etat Gabonais ?


Les enseignants syndicalistes de l’Education Nationale n’ont jamais eu d’intérêts que celui de leurs ventres. Christiane Bitouga, membre du Bureau politique du PDG, ex-Ministre, ex-syndicaliste à l’Education Nationale en est la parfaite illustration. La dame qui, aux yeux de ses amis, luttait pour l’école gabonaise avait été bombardée au poste Ministre de l’Education Nationale par feu Omar Bongo Ondimba au grand étonnement de ses amis. Idem pour Fridolin Mvé Messa et ses confères profitent de cette lutte pour obtenir de nombreux avantages personnels. Apparemment, seuls les enseignants profitent de leur lutte syndicale. Et pour preuve, leurs indemnités ont été revues à la hausse. Une situation à la limite de la menace. Et pour preuve, pour peu qu’une prime retarde, bonjour les dégâts. Dès que les choses rentrent dans l’ordre au niveau des finances, les élèves regagnent bin gré mal gré le chemin des salles de classe. Du coup de nombreux observateurs ont le sentiment que la satisfaction de leurs intérêts crypto-personnels est la seule chose qui importante pour les syndicalistes de l’éducation gabonaise.
Comme le clame la maxime : « on ne fait pas d’omelette sans casser les œufs », peut-être qu’une année blanche aurait obligé les autorités à véritablement se pencher sur les problèmes minant le secteur. Et pourquoi mettre terme à ce cycle infernal de grèves vu que les même revendications sont chaque année posées sur la table du Gouvernement.
« Observer, ils agissent comme des corrompus, comme s’ils ne réfléchissaient pas. D’ailleurs ils sont tenus par des politiciens, il suffit de reverser un peu de sous à l’un des leaders du mouvement et c’est fini. D’où, la multiplicité des syndicats à l’éducation nationale. Ce qui est désolant, c’est que toutes qui naissent ont les mêmes tares », a déclaré Emile Tony Bouaga enseignant du primaire.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, un énième débrayage des syndicats de l’Education Nationale, en cette année électorale n’est pas exclure.


Tony Muru

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