Education : Les raisons du courroux de la CONASYSED

mercredi 16 novembre 2016 Société & environnement


Après le mouvement d’humeur reconductible , déclenché le 29 octobre dernier, la Confédération Nationale des Syndicats de l’Education, CONASYDED a décrété une grève générale illimitée. Une patate chaude de plus pour les autorités de tutelle.

Lors de la récente assemblée générale de la CONASYSED tenue le 12 novembre courant, les syndicalistes ont dressé un tableau peu reluisant du secteur éducatif gabonais. Pour le Délégué National Administratif, Louis Patrick MOMBO, la situation est des plus critiques, surtout qu’aucune réunion de conciliation n’a eu lieu entre les enseignants et la tutelle et que selon lui le Gouvernement n’a tenu aucune de ses promesses. Conséquence : dans le secteur public, les salles de classe cherchent désespérément enseignants. D’où la satisfaction de la CONASYSED qui clame haut et fort que la grève est suivie à hauteur de 80%.

Quid des réformes ?

S’agissant des réformes notamment celles relative à l’harmonisation des coefficients au premier cycle du secondaire, la transformation du lycée d’Excellence en C.E.S et l’utilisation des infrastructures en double flux, la CONASYSED s’y oppose fermement. Car elle estime que le Gouvernement viole l’article 9 des recommandationsde l’O.I.T/UNESCO relatives à la condition du personnel enseignant. Lequel article stipule qu’ : « il convient de reconnaître que les organisations d’enseignants peuvent contribuer grandement au progrès de l’éducation et qu’en conséquence elles devraient être associées à l’élaboration de la politique scolaire ».

Ainsi, les syndicalistes sont d’avis que lesdites réformes visent en réalité à surexploiter et asservir les enseignants. Pire, à en croire la CONASYSED, les élèves seront exposés à des risques vu que les cours se termineront à 18h. Ces derniers ajoutent que les réformes sont en violation de l’article 89 de la recommandation O.I.T/UNESCO sur la condition du Personnel enseignant qui dispose d’une part : « le nombre d’heures de travail demandé aux enseignants, par jour et par semaine, devrait être fixé en consultation avec les organisations d’enseignants » et l’article 90 qui dispose d’autre part : « en fixant les heures de cours, il faudrait tenir compte de tous les facteurs qui déterminent la somme de travail que les enseignants ont à fournir tels que : le nombre d’élèves dont l’enseignant doit s’occuper, par jour et par semaine, le temps de préparation des cours et la correction des exercices, le nombre de cours à dispenser quotidiennement, le temps consacré à la recherche, aux activités parascolaires (…) ».

Néanmoins, les syndicalistes recommandent au Gouvernement l’instauration d’une prime de 10 000 Fcfa/heure par enseignant pour le double flux et une prime pour effectifs pléthoriques (P.E.P).


MI

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