Education : La Conasysed laisse planer le spectre d’une année blanche

mardi 19 janvier 2016 Société & environnement


Deux semaines après le mouvement de grève, lancé début janvier, et devant le silence des autorités, les enseignants affiliés à la Convention national des syndicats de l’éducation nationale (Conasysed) ont au cours d’une assemblée générale tenue le week-end écoulé à Martine Oulabou, menacé de perturber l’année scolaire en cours si leurs revendications ne trouvaient solutions.

« L’heure est grave » et l’horizon incertain. Si jusqu’ici les différents échanges entre le Ministre de l’éducation Nationale, le Directeur de Cabinet du ministre, l’artiste Annie Flore Batchiellilys et les délégués de la Conasysed avaient suscité des lueurs d’espoir, quant à l’issue favorable des tractations. Malheureusement, la suite ne s’avère pas très favorable et la grève se profile à l’horizon.

Au cours d’une assemblée générale tenue le week-end écoulé à Martine Oulabou, les enseignants membres de la Conasysed ont annoncé ne pas fléchir. Pour les syndicalistes : « seule la mobilisation fera plier le gouvernement. C’est le seule langage qu’il comprend », explique Louis-Patrick Mombo, délégué de la Conasysed.

Cette décision intervient après une négociation, à en croire les enseignants, n’ayant pas débouché sur une suite favorable. « Le gouvernement comme à son habitude est resté aphone. La rare rencontre que nous avions eu le 12 janvier par l’entremise de l’artiste Annie Flore Batchiellilys n’a rien donné. Et même celle du 14 janvier avec le directeur de cabinet du ministre de l’éducation n’a elle aussi rien donné », soutient Louis-Patrick Mombo.

Ces arrestations qui accentuent la colère !

Des délégués provinciaux de la Conasysed dans les villes de Lambaréné, Tchibanga et Gamba ont été arrêté, entendu et d’après un communiqué de la Conasysed publié dans l’Aube du 18 janvier, ces derniers seraient « menacés de mort par le Gouverneur de la Nyanga ». « Nous récusons cette barbarie d’un autre âge qui n’est pas de nature à apaiser le climat délétère du moment. Nous exigeons la cessation des menaces et intimidations multiformes contre nos délégués et la libération immédiate et sans condition de nos délégués », exhorte dans un communiqué Simon Ndong Edzo, délégué général de la Conasysed.

Ces arrestations ne sont selon la Conasysed, nullement en conformité avec l’article 9 de la loi n°18/92 du 19 mai 1993 fixant les conditions de constitution et le fonctionnement des organisations syndicales des agents de l’Etats et ne font qu’accentuer la colère de la Conasysed. Les jours à venir ne seront pas apaisés et si un terrain d’attente n’est pas trouvé entre temps entre le gouvernement et la Conasysed, c’est tout simplement l’environnement éducatif national qui sera bouleversé. Le pire est peut-être à venir si l’on s’en tient à ses tensions !

Sources : L’Aube, Communiqué Conasysed


3M

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs