Edito : Un peu d’ordre pour mériter le respect

lundi 11 novembre 2019 Speciales


De nombreux habitants de Libreville, la capitale gabonaise, pourtant habitués à voir la plupart des commerces tenus par des sujets musulmans fermés une bonne partie de la journée les vendredi, ont été surpris par leur fermeture en début de semaine dernière. Motif : les commerçants tenaient à marquer comme le font souvent les transporteurs leur mécontentement devant l’attitude cavalière d’agents municipaux qui abusent de leur autorité pour les spolier selon leurs dires. Ahuris, étions-nous de constater que le comportement de ces agents municipaux n’est pas décrié que par lesdits commerçants, mais aussi par les consommateurs que nous sommes. D’où notre préoccupation consistant à nous poser la question de savoir s’il ne faut pas qu’un bon coup de pied soit envoyé sur la fourmilière « Mairie » pour que l’ivraie et le bon grain passent tous deux au tamis.

De nos jours, il est presqu’une lapalissade d’affirmer que tout ou presque va à vau-l’eau. A la suite des agents de l’ordre que d’aucuns qualifient d’agents du désordre prompts à veiller à la protection des biens et non à celle des personnes, ceux de l’Hôtel de ville de Libreville dont c’est la mission puisqu’ils sont munis le plus souvent d’un ordre de mission justifiant leur présence sur le terrain, abusent de leur autorité, menant des contrôles hors-normes. Il n’est donc pas surprenant de constater que des commerçants se passant le mot par téléphone ferment systématiquement leurs échoppes dès qu’ils savent les agents municipaux dont ils redoutent le comportement véreux en train de progresser vers eux. Certains d’entre eux s’éloignent de leur commerce pour observer les agissements de ceux qu’ils qualifient désormais de malfrats sans scrupules.

Ces agents municipaux qui sont accusés de tous les noms d’oiseau opèrent souvent flanqués d’agents de sécurité, histoire d’influencer les tenants des commerces dont ils savent nombreux fragiles vu qu’ils éprouvent parfois du mal à sortir des documents afférents au fonctionnement de leur échoppe quand ils ne sont pas eux-mêmes en situation irrégulière. Peu importe puisque ce qui attire ici notre attention, c’est plutôt le comportement blâmable de nombre de ces agents qui risquent à l’allure où vont les choses de ne mériter aucun respect et de par ricochet faire perdre de la valeur à un travail qui, s’il perd de sa superbe, finira par faire du tort à l’administration gabonaise tout entière étant donné que la municipalité est l’un des piliers de celle-ci quoique l’on ne veuille pas s’attarder sur son rôle et son importance dans une société en devenir. Les documents pris aux commerçants sont parfois égarés parce qu’ils font l’objet d’un traitement inapproprié dont l’épilogue est souvent le contrat tacite passé entre ces derniers et l’agent municipal qui veut s’en mettre plein les poches au détriment des caisses municipales qui souffrent de ces indélicatesses.

Après tout, avancent en coulisses certains agents municipaux, « le mouton broute l’a où il est attaché », pourvu, ajoutent d’autres, qu’il ne s’en prenne pas à la corde à laquelle il est attaché. Allez-y comprendre ! L’honneur a un prix, il se mérite, c’est pourquoi il faut travailler à se faire respecter pour éviter que son œuvre ne soit dévalorisée, surtout lorsqu’elle est susceptible d’influencer l’équilibre socio-économique. C’est pourquoi, il est plus que temps de prier nos agents municipaux lâchés sur la voie publique, dans les quartiers, marchés et autres espaces publics, de faire l’effort de se comporter dignement afin que leur profession ne soit pas galvaudée. Il leur suffit de mettre fin à des contrôles de trop qui n’ont rien à avoir avec ceux que leur confie leur hiérarchie vers laquelle remontent des plaintes de toutes sortes émanant en grande partie de commerçants visiblement irrités qui ne comprennent pas pourquoi ils sont la cible privilégiée de ceux qu’ils appellent sans commentaires truands.

Ce qui est loin de nous satisfaire quand on sait que la municipalité compte de nombreux agents respectés et respectables dont la notoriété risque d’être salie par le comportement de collègues indignes.


Dounguenzolou

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