Edito : Rareté des taxis à Libreville, rien pour y palier !

mardi 22 mai 2018 Speciales


Une fois de plus, les autorités municipales de la capitale gabonaise ont montré leur peu d’empressement à satisfaire les usagers, si ce n’est à apporter des solutions aux problèmes qui menacent de gêner profondément les Librevillois, plaçant l’argent qu’elles collectent au-dessus de tout. Certes, les taximen doivent être en règle vis-à-vis de la municipalité, certes ils doivent s’acquitter de leurs taxes vis-à-vis de cette institution, certes cette dernière leur aura accordé une période moratoire pour le faire, mais tout ce temps n’aurait-il pas été mis à profit pour convoquer des réunions avec la société gabonaise de transport, SOGATRA, qui aurait pu prendre des dispositions pour éviter aux populations, déjà pas très bien servies en matière de transport, des dysfonctionnements supplémentaires ?

La communication municipale n’ayant pas fonctionné comme on l’aurait souhaité en pareille circonstance, les habitants de Libreville se sont réveillés en début de semaine dernière sous un triste jour, eux, qui croyaient que tout allait se passer normalement, c’est-à-dire au même rythme que tous les autres jours, ont curieusement constaté qu’il n’y avait que très peu de moyens de transport pour desservir leur ville. Au vu de l’attitude adoptée par nombre d’entre eux, il était aisé d’imaginer ce qui se passait dans leur tête, à savoir qu’ils devaient se demander, faute d’informations, qu’est-ce qui en était à l’origine. A quoi sert pour une administration comme l’hôtel de ville la communication institutionnelle ou la communication des organisations, celle sur laquelle l’on devait s’appuyer en pareille circonstance pour préparer les esprits à ce qui devait arriver ?

Dire que ce ne sont pas les canaux officiels qui manquent pour le faire. Madame le Maire et ses adjoints ont-ils subitement perdu de vue qu’il existe L’UNION, Gabon 1ère, Gabon 24 ou Radio Gabon pour ne citer que ces médias ? Sur lesquels ils pouvaient diffuser leurs spots en direction des Librevillois pour que le moment venu ceux-ci n’aient pas à se demander que se passe-t-il comme cela a malheureusement été le cas jusqu’aujourd’hui ? Ce comportement ne frise-t-il pas une certaine légèreté vis-à-vis des usagers ? C’en a tout l’air quelque soit l’explication que l’on pourra nous apporter. Dans une cité qui ne cesse de s’agrandir de manière, disons-le clairement, désordonnée, les tracasseries pour avoir quotidiennement un moyen de transport et donc se déplacer d’un coin à un autre, la SOGATRA ne donnant pas la pleine mesure, sont monnaie courante pour qu’on en rajoute !

Que de désagréments !

Raison suffisante et compréhensible pour laisser chacun se défendre d’un retard à son lieu de travail même si l’on sait nombre de Gabonais pas très intéressés, surtout par ces temps de crise larvée, par leur boulot. Là on leur offre l’occasion de se comporter comme ils l’ont tant rêvé. Que peuvent traduire les retards et autres absences imputables à la rareté des taxis dans la ville de Libreville ? Que les autorités n’insistent pas ou n’ont pas insisté sur des solutions de rechange alors qu’elles savaient bien ce qui allait arriver au cas où de nombreux taximen éprouvaient du mal à s’acquitter à temps de leur dû vis-à-vis de la municipalité ? Qu’ils sont la conséquence logique d’afficher un comportement désinvolte à l’endroit des populations ? Des hypothèses qui, si elles sont affirmées, devraient faire jaser, car contraire aux propos toujours tenus par les autorités municipales qui se disent portées à leurs fonctions pour travailler du mieux qu’elles peuvent à l’amélioration des conditions de vie des riverains qui en demandent à juste titre, sachant que la Mairie de Libreville est une source intarissable de sous souvent mal utilisés, ce qui est à l’origine de nombreuses faiblesses constatées dans l’entretien de la ville par exemple.

Combien de temps cela va-t-il durer se demandent nombre de Gabonais qui n’hésitent pas ouvertement à affirmer qu’ils ne sont pas bien servis par la Mairie qu’ils accusent, preuves à l’appui souvent, de trainer le pas devant les questions relevant de la résolution de leurs problèmes quotidiens parmi lesquels les plus récurrents. Qu’à cela ne tienne, les Librevillois continuent de broyer du noir, le regard tourné vers l’Hôtel de ville qu’ils prient de ne pas continuer à faire la sourde oreille à leurs complaintes.


Dounguenzolou

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