Edito : Quid des lendemains ?

lundi 25 septembre 2017 Speciales


Depuis quelques jours, des nouvelles propres à créer la frayeur chez certains Gabonais, circulent, y compris sur les réseaux sociaux. Au nombre desdites nouvelles, celle faisant état de la diminution à partir de ce mois des salaires des agents de l’Etat de 10%. Certainement que, si cela est fondé, ce serait la conséquence de la crise pétrolière. Qu’à cela ne tienne, il y a de quoi se poser la question de savoir de quoi sera fait demain ?

Même le dernier séminaire gouvernemental au cours duquel ont été décidées des mesures à l’instar de la prochaine diminution de 10% des salaires des fonctionnaires ne suffira à taire le grand public devant la situation que traverse le Gabon, situation à l’origine d’un malaise social que l’on ne peut plus masquer. La TVA, les innombrables redevances, le coût de la vie, j’en passe, vont saigner les budgets familiaux et vont contribuer à développer la haine sociale. A qui la faute ?

Certainement que les réponses à la question seront diverses selon que l’on est du côté des gouvernants ou de celui des contribuables. Et pourtant, la réalité est là implacable qui nous fait dire que les priorités ne sont pas souvent ce qu’on nous présente comme tel. Ce qui donne l’impression plus d’une fois que l’on navigue à vue et que les problèmes auxquels nous devons faire face sont souvent la cause de notre mauvais management. D’aucuns, avisés, n’auront de cesse de le dire. Si des efforts ne sont pas faits d’ici là, le risque que l’on court est d’assister à la déliquescence du tissu social pouvant avoir des répercussions sur l’ensemble de la société. Car combien de temps, des populations de plus en plus instruites vivront-elles en dessous du seuil de pauvreté ?
Ce, alors qu’elles savent pour l’avoir appris qu’ailleurs, des efforts sont sans cesse fournis pour sortir les habitants de la précarité en travaillant à la création d’emplois par exemple et dotant chaque famille d’un logement décent, en dehors de lui offrir les conditions d’une vie meilleure qui inclut le fait de veiller à son bon état de santé. Peut- on affirmer que cela soit devenu une réalité sous nos cieux ?

L’urgence est donc à l’action !

Nous sommes navrés de revenir sur des propos déjà tenus auparavant. Propos portant presque toujours sur l’impérieux devoir des gouvernants de se mettre au service de leurs compatriotes en actes et non en paroles et au-delà au service de l’Etat. Ce ne sont pas les réunions à n’en plus finir qui créeront les conditions du développement, mais le travail des uns et des autres avec au centre sa propre satisfaction et celle de son semblable. Car, à quoi servirait- il à un homme de s’échiner à apporter le meilleur de lui-même quand lui-même n’est sûr de rien obtenir en retour ou simplement quand lui-même ne sait à quel saint se vouer, la fracture sociale pesant sur lui, l’empêchant de réaliser son rêve quand bien même celui-ci est de vouloir être utile à la communauté.

Les maux dont souffre le Gabon ne sont-ils pas connu pour que nous passions tout le temps à nous interroger sur comment en venir à bout ? Sont-ce les bonnes paroles ou les paroles mielleuses qui suffisent à garantir notre succès face aux défis qui nous font face et nous attendent ? Le Gabon ne sera que ce que nous voulons qu’il soit. Inutile de penser le contraire, car opter pour cette voix sans issue, équivaudrait à naviguer à contre-courant de l’histoire. Où est- ce que l’on a vu des gens venus d’ailleurs s’impliquer à fond dans la construction d’une société futuriste, sauf quand ils ont la ferme assurance qu’ils demeureront pour de bon là ? Comme une interpellation à la prise de conscience individuelle d’abord, collective ensuite. Le temps presse, dire qu’il et « notre pire ennemi » pour que nous nous contentions de faire du surplace en ce sens que nos comportements hésitent à épouser l’air du temps.


Dounguenzolou

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