Edito : Pourquoi tant de partis et d’associations de soutien ?

lundi 23 mai 2016 Speciales


Le paysage politique gabonais vient de s’enrichir d’un nouveau mouvement composé notamment des formations politiques de la majorité présidentielle et de certains partis d’opposition, d’associations et de syndicats, affirmant rassembler 2.000 personnes convaincues, disent-elles qu’Ali Bongo Ondimba est pour le moment le meilleur atout pour le Gabon. Pas étonnant lorsque l’on se situe du côté présidentiel, mais que viennent faire dans cette affaire les autres composantes dudit mouvement qui ont d’autres missions ? Telle est la question qui nous préoccupe.

Il ne sert à rien de s’affubler du titre de citoyen si l’on ne peut pas user des droits y afférents. Nous croyons savoir que ce que l’on recherche dans une nation, c’est sa stabilité, car toute crise est plus que nuisible. Pour ce faire, les avis des uns et des autres sont d’une certaine importance pour bâtir l’équilibre national. C’est donc dire qu’en Démocratie, la règle d’or est la contradiction, la confrontation des idées qui garantit le meilleur-être des populations puisqu’il se fonde sur la recherche de l’excellence.

Tout le monde sait à quoi sert l’opposition dans un pays, à s’opposer a-minima, à proposer a-maxima, de même, nous tous savons qu’un syndicat a pour but essentiel de défendre les intérêts des travailleurs ou si vous voulez, pour être restrictif, d’une corporation. D’où la question que nous nous posons de savoir que viennent faire ces deux entités dans le soutien accordé au président gabonais. Nous n’excluons pas pour autant que leurs membres, en tant que citoyens et donc jouissant du droit de vote, ne sont pas exclus de toutes les libertés auxquelles tout le monde a droit, mais elles doivent, ces libertés, s’exercer en certaines circonstances en toute neutralité et dans le secret, cas par exemple de l’élection. Ali Bongo Ondimba a-t-il besoin de ces soutiens nécessairement, lui, étant à la tête d’une vaste et forte machine, qui, même si elle se fissure, continue d’avoir une aura sur une bonne partie de gabonais consciemment ou inconsciemment, cela dépend ?

Une interrogation qui en appelle d’autres !

Pourquoi est-ce que c’est eux qui, à la place du principal concerné, s’agitent avant l’heure puisque l’on n’est pas encore en campagne et alors que l’on sait le futur candidat doté d’une équipe de campagne ? Cet opportunisme de mauvaise aloi, les gabonais n’en veulent plus, car il ne sert qu’à distraire et ne dévoile en rien le degré d’amour des ces gens envers la personnalité qu’ils déclarent soutenir. Certes, la paupérisation, c’est un fait, peut pousser à l’adoption d’un tel comportement, mais faut-il encore que cela se fasse en respect de certaines règles éthiques.

En clair, l’on remarque qu’ils ont souvent faim ceux-là qui s’aventurent sur ce chemin qui n’a de noble que les ambitions du ventre. Ce que l’on reproche aux autres, on vient ici l’entretenir au vu et au su de tout le monde. Tenez ! Que signifie la phrase suivante : « le mouvement appelle tous ses compatriotes à « faire le même choix et se détourner résolument de toute voie susceptible de créer inutilement désordre et division au sein de la nation » ? Cela ne demande-t-il pas à réfléchir ? Et qu’en pensent les adversaires déjà déclarés du chef d’Etat sortant, Jean Ping, Guy Nzouba Ndama et Raymond Ndong Sima, qui peuvent par interprétation être assimilés à ceux qui veulent mettre le pays sens dessus-dessous ?


Dounguenzolou

Vos commentaires

Répondre à cet article

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce formulaire accepte les raccourcis SPIP [->url] {{gras}} {italique} <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Suivre les commentaires : RSS 2.0 | Atom

Articles relatifs