Edito : Pour que 2017 ne ressemble en rien à 2016 !

mercredi 4 janvier 2017 Speciales


L’année 2016 qui vient de tirer sa révérence aura été l’une des plus difficiles sur le front social et politique. Une austérité liée d’une part à la chute du prix du baril de pétrole et d’autre part à la dernière présidentielle qui aura suscité les passions les plus folles, injures et autres coups bas. C’est dire qu’en politique, tous les coups ou presque sont permis. Devant les affres enregistrées durant cette année 2016 à classer rapidement aux calendes grecques, de nombreux Gabonais espèrent que la nouvelle année soit différente, et ce, sur tous les plans. A l’aune de ce début d’année la rédaction de Gaboneco.com se plie à la tradition et vous souhaite ses vœux les meilleurs.

Une année difficile ! C’est le constat récurrent sur les lèvres de nombreux gabonais dans les Grand-Place et autres salons feutrés du pays. Difficile sur le plan économique, avec une crise pétrolière qui continue d’impacter sur le panier de la ménagère, l’allégeant chaque jour un peu plus, au grand dam des populations qui n’ont que leurs yeux pour pleurer. Et comme « ventre affamé n’a point d’oreilles », comme le laisse entrevoir la maxime, les syndicats sont montés au créneau pour réclamer des meilleurs traitements salariaux et conditions de travail. Une cause somme toute légitime vu que le travail doit anoblir l’Homme plutôt que le réduire à sa plus simple expression. Les autorités gabonaises ont passé toute cette année 2016 à jouer aux sapeurs-pompiers, tant les mouvements d’humeurs et autres grèves ont éclaté quasiment dans tous les secteurs d’activité. Un véritable front social en ébullition ! Des grincements de dents et lamentations quotidiennes qui nous l’espérons de tout cœur seront solutionnés au cours de cette nouvelle année.

Autre événement corroborant la thèse selon laquelle l’année 2016 a été difficile, les bassesses enregistrées dans le landerneau politique avant, pendant et après le dernier scrutin électoral. Après analyse froide, il ressort sans ambages que les politiques de tous bords ont plus été mus par leur propre intérêt personnel qu’un réel désir d’être au service des populations. Ainsi a-t-on assisté à des « querelles » de clochers, plutôt qu’un réel programme de société. La place publique s’est donc transformé en exutoire de tensions crypto-personnelles. Si bien que la dernière campagne électorale a donné lieu à des injures et non une contradiction idéologique. Pire, des morts ont été enregistrés après la proclamation des résultats. Avec une telle population, petite par la taille, la politique devrait-elle causer des pertes en vies humaines et importants dégâts matériels ?

Et comme « un malheur ne vient jamais seul », sur le plan sportif outre le sacre de Pierre EmérickAubameyang, élu ballon d’or africain de l’année 2016, rien d’autre à se mettre sous la dent et susciter la fierté de tout un peuple. Une année sans grand rayonnement. Toutes ces raisons sus-évoquées nous conforte dans l’idée selon laquelle cette nouvelle année doit être différente de la précédente, et vu que l’avenir relève de l’inconnu nous ne pouvons que l’espérer simplement et souhaiter que les années passent et ne se ressemblent pas.


YI

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