Edito : POLITIQUES, ATTENTION A VOTRE COMMUNICATION !

lundi 25 avril 2016 Speciales


Certes, il est des expressions, des mots et des postures qui reviennent souvent chez l’homme politique, surtout lorsqu’approchent des échéances électorales, mais de là à admettre qu’il verse dans l’usage de propos tendant à électriser l’atmosphère devient purement et simplement suicidaire au vu des interprétations que l’on peut en faire !

Ceux qui ont suivi la télévision ou la radio ou lu la presse ces temps derniers, ont dû se rendre compte d’un fait à déplorer : l’usage des médias par les hommes politiques non plus à de simples fins de propagande, mais pour franchir allègrement le rubicond en tenant à l’endroit des adversaires des propos frisant le mépris et la haine. Des propos qui, s’ils sont pris au premier degré par le commun des mortels par ces temps de crise de la pensée, peuvent conduire à des dérapages dont on n’imagine pas encore les conséquences. Comment est en effet née la révolution arabe ? Comment avant elle est née la guerre de 39- 45 ?
Nous voulons dire qu’il suffit d’un élément anodin pour déclencher un mouvement d’humeur, fut-il à l’échelle nationale ou internationale ! Il y a quelques matins à Koulamoutou où il effectuait une visite après sa démission du perchoir, l’ancien président de l’Assemblée nationale Guy Nzouba Ndama, s’est illustré en stigmatisant les sujets étrangers, africains, résidant au Gabon, n’hésitant pas à les présenter comme l’origine du mal gabonais, alors que tout le monde sait quels sont les effets dévastateurs de la mévente de notre or noir sur le marché international. Alors que la République tout entière l’attendait sur la déclinaison des raisons qui l’ont amené à se désolidariser d’Ali Bongo Ondimba par lequel il jurait depuis 2009 quand il avait choisi de participer à son accession au pouvoir et sur celle de ses ambitions pour le pays, puisque s’étant porté candidat à la présidentielle à venir, « Mukombo » a marqué sa sortie par une déviance qui n’a d’égale que celle du dernier Premier- ministre d’Omar Bongo Ondimba, Jean Eyéghé Ndong, qui ne put retenir son émotion lors de son discours aux allures viscérales prononcé pendant les cérémonies d’adieu à l’ancien chef d’Etat gabonais. Quel exemple ces hommes visiblement en rupture de ban avec la société veulent-ils donner, eux, qui ont brillé dans le passé par des comportements à la limite de l’égoïsme et de l’antipatriotisme ?
S’il leur arrivait de faire une introspection !
Cela se vit dans leurs choix calculateurs et leur volonté de puissance de plus en plus affichée depuis la mort d’Omar Bongo Ondimba. A Koulamoutou, Guy Nzouba Ndama aux affaires depuis « kala kala » a-t-il déjà fait montre d’altruisme à l’exemple d’un Jean Massima qui offre des emplois sans faire le moindre bruit, permet à la jeunesse de se divertir et aux touristes de choisir cette destination ou d’un Blaise Louembe qui, avec ses frères, a cru bon d’instruire les jeunes générations en installant dans la capitale provinciale de l’Ogooué-Lolo, le lycée « Moutou Mambou » ? Veut-il nous dire qu’aujourd’hui, l’heure a sonné pour qu’il en fasse autant, mais cette fois avec l’argent du contribuable ? Histoire de dire qu’il ne faut pas toujours attendre d’être porté à la tête de l’Etat pour se présenter comme un père donateur !
Les moments que traverse le Gabon, pour sensibles qu’ils sont, ne devraient pas nous permettre certains égarements, car le peuple, quoique l’on dise, n’est pas dupe et donne l’impression qu’il n’entend plus se complaire dans l’observation de débats de bas-étage entretenus juste par souci de populisme qui finissent toujours par s’estomper dès que ceux qui les tiennent ont trouvé leur compte. Quelle attitude aurait été celle de ces « mécontents » pour reprendre le chef de file du Mouvement d’Emancipation Socialiste du Peuple, MESP, Docteur Mouanga Mbadinga, si jamais Ali Bongo aurait consenti à partager à parts égales le gâteau Gabon ? D’où la préoccupation qui est celle de plusieurs compatriotes qui va dans le sens de se demander si ces hommes qui se sont tous déversés dans l’opposition après avoir quitté la barque PDG, courent derrière le bien du peuple ou derrière leurs prébendes perdues.
Et tous les moyens étant permis en pareilles circonstances, il est loisible de trouver dans les étrangers des boucs- émissaires, alors qu’ils ne sont pas fondamentalement à l’origine du mal gabonais. Et si l’on disait que lorsque les Nzouba Ndama tiennent des propos insurrectionnels ou peu amen à l’endroit de leurs anciens camarades, n’est-ce pas contre eux- mêmes qu’ils le font ?


Dounguenzolou

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