Edito : Plaidoyer pour un Gabon démocratique

lundi 29 octobre 2018 Speciales


Le Gabon a bouclé samedi dernier ses élections législatives. Comme à l’accoutumée, le taux d’abstention n’a pas empêché que la mobilisation soit au rendez-vous. De nombreux Gabonais ayant une fois de plus prêté une oreille attentive à ceux qui leur ont promis, une fois à l’Assemblée nationale, de travailler dans le sens de l’amélioration de leur quotidien. La question que l’on devrait désormais se poser est celle de savoir si les promesses faites seront enfin tenues ?

En vérité, « les peuples n’ont que les dirigeants qu’ils méritent ». Car combien de fois n’a-t-on pas entendu les Gabonais se plaindre de leur traitement et les voir presque souvent succomber aux discours flatteurs d’un certain nombre de vendeurs d’illusions qui promettent de ne pas aller dans la seconde chambre du Parlement la boucler ou s’endormir, mais plutôt pour faire entendre leur voix et convaincre leurs collègues d’adhérer à leur projet de construction d’une route ou d’un pont pour désenclaver une partie du pays et permettre à de braves paysans d’écouler vers les centres urbains qui en ont pourtant besoin le fruit de leur dur labeur ?

Combien de fois les populations n’ont-elles pas cédé aux chants de sirène lorsqu’il leur est promis des écoles, dispensaires ou hôpitaux respectivement dotés d’enseignants, d’infirmiers et médecins, bref de personnels soignants en quantité suffisante pour permettre aux enfants de bénéficier d’une scolarité et de soins de santé appropriés ? Combien de fois lesdites populations sans cesse sollicitées en pareilles circonstances ne se sont-elles pas entendues dire qu’elles reverront chaque fois qu’elles le solliciteraient leur élu pour que leurs doléances soient portées devant les décideurs et ne courent plus le risque de rester lettre morte ? Combien de fois n’a-t- on pas appris dans les quartiers, villages ou villes qu’un député venant de toucher les fonds de souveraineté jouait à cache-cache avec un électeur désirant son concours pour satisfaire un besoin vital à sa portée du genre achat de médicaments quand on sait l’apport inestimable de la CNAMGS dans la dotation des citoyens en produits de santé ?

Combien de fois en somme, le discours de campagne n’a-t-il pas contrasté avec l’attitude ou le comportement quotidien de « nos élus » ? Qui devraient au demeurant savoir que même s’ils sont ressortissants d’une province où se trouvent naturellement leurs électeurs ou s’ils sont élus sous la bannière d’une formation politique ou en tant qu’indépendants, ils deviennent de facto député de la République dès qu’ils arborent le « vert-jaune-bleu » et foulent le sol de l’hémicycle, les populations n’attendant qu’une seule chose d’eux : qu’ils s’acquittent convenablement de leur missions, améliorant leur existence qui passe par la prise en compte de leurs desiderata.


Dounguenzolou

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