Edito : Oser défier le naturel

samedi 30 décembre 2017 Speciales


Nos sociétés en pleine transition s’illustrent, quand bien même elles ne sont qu’à l’étape de balbutiement, par un mimétisme qui les font se ressembler à celles du monde développé sur certains aspects, mais malheureusement par sur un certain d’entre eux, l’esprit. Ce qui met en évidence leur particularité qui mérite, plutôt que d’être combattue, d’être entretenue. D’où la question que nous posons de savoir avec quels habits nous entrons dans la nouvelle année ?

Contrairement aux pays orientaux, Chine, Japon, Inde, pour ne citer que ces figures emblématiques, les africains connaissent ces temps derniers surtout une mue qui leur fait perdre leur âme. Il est de plus en plus rare en effet de rencontrer en Afrique des gens qui pensent par eux- mêmes et développent des techniques propres à leur milieu. Cette extraversion n’est pas sans conséquences néfastes. L’on constate par exemple que la perte de ses cultures est presque devenue le lot quotidien des Africains qui ne semblent pas s’en inquiéter. Nous retiendrons d’Omar Bongo Ondimba cette phrase restée célèbre : « quand un singe imite un autre singe, il est toujours en retard d’un geste ». Façon de nous amener comprendre qu’il est certes bon de mimer autrui, encore faut- il que ça soit bien fait, mais il est mieux de mettre en valeur son propre logiciel mental aux fins de travailler à la construction d’une société dans laquelle nous ne sommes pas étrangers à notre création quoique des penseurs tels les Karl Marx aient avancé en substance que l’homme ne se reconnaissait pas dans ce qu’il avait fait.

S’est- on posé la question de savoir pourquoi le pygmée, habitué à sa forêt, refuse d’aller vivre en ville ou s’est- on simplement contenté de critiquer cette attitude ? Au- delà du superficiel, il ya que chaque être humain veut demeurer fidèle à son environnement pour des raisons subjectives, mais aussi objectives. Ici, on le voit bien, point de « tout nouveau, tout beau », mais affirmation d’une thèse que l’on peut aisément soutenir en tout temps et tout lieu, à savoir que l’homme est influencé par son environnement lorsqu’il fait encore preuve d’équilibre. C’est seulement lorsqu’il est déraciné ou est en train de le devenir qu’il emprunte la voie de l’imitation et de la substitution de ses valeurs rejetées si elles ne sont pas reléguées au second rang par d’autres qu’il croit plus intéressantes à tort quelquefois.

2018, défi ?

On peut se demander si l’Afrique a conscience qu’elle devient petit à petit le continent de toutes les contradictions où, alors que l’on célèbre avec ferveur l’avènement d’un monde nouveau ailleurs, l’on en est encore à se plaindre de pesanteurs qui n’augurent pas de lendemains meilleurs en dépit du discours flatteur tenu par les populations en tête desquelles les décideurs. Pendant combien de temps va-t-on observer ce comportement consistant à se sentir inférieur aux autres au point de prendre tout ce qui est à eux comme l’unique référence et d’en faire le seul modèle vital ?

Et pourtant, ce ne sont pas les ressources qui font défaut, à commencer par les humaines : populations jeunes dans la plupart des cas, de plus en plus instruites de surcroît, tournées presque toutes vers l’avenir du fait de leur inscription dans la fameuse génération « Androïde » et donc de ce fait porteuses d’espoir. Mais pour ce faire, il faut à ce continent se réinventer, c’est- à- dire revenir aux sources, cela est, contrairement aux arguments fallacieux, encore du domaine du possible. Parce que ce dont a besoin l’Africain pour son développement, ce n’est peut- être pas la copie de « l’European way of life » qu’il n’arrive que très difficilement à assumer, comme s’il lui manquait de repères. Une bonne association, croyons- nous, entre âgés et jeunes « si jeunesse savait et si vieillesse pouvait » permettrait au continent de se sortir d’affaires, de grandir et de s’illustrer dans le concert des nations comme un continent inventif et digne d’intérêt. Des pays comme le Japon sont riches de leurs hommes, de leur matière grise sollicitée partout de par le monde. Point de ressources du sous- sol, la preuve qu’il ne suffit pas d’en disposer pour évoluer et mériter respect. D’autre part, ils brillent par l’adaptation de leur création aux besoins de la société, ce qui fait d’eux des pays originaux. Pourquoi les Etats africains ne se servent- ils pas de ces modèles pour oser défier d’autres et se frayer une place de choix sur la planète ?


Dounguenzolou

Vos commentaires

  • Le 30 décembre 2017 à 08:58, par serges dry En réponse à : Edito : Oser défier le naturel

    et bien qu au media vous qui illustrez le Gabon ,avec 128 ; ; ;KM2 aucune route n entre et sortir sans nid de poule toute les route du gabon donc ça voudrait dire que y a mangue de sérieux dans vos acte trop de ministre ne fait jmais l affaire,la tète ne contrôle son premier ministre son premier ministre ne contrôle jamais so gouvernement ,les don par ci les don par la sachant pas exactement qui bénéficie de ces don la même manière qui fait de don pour les pays développes y a que le chiffre miliard pas de million pour aider alors que soit disant le assombri de jour en jour des greve pour des choses elementaires.

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