Edito : Orthodoxie, quand tu nous interpelle !

mardi 10 juillet 2018 Speciales


Point n’est besoin de cogiter longtemps pour comprendre que lorsque l’on fait allusion à ce mot, il s’agit bien de convier le commun des mortels à s’interroger sur le mode de gestion des affaires qu’elles soient publiques ou privées. A ce sujet, il est clair qu’à certains moments, il nous arrive de constater qu’il y a des abus ou des dérives dans l’application des textes ou documents, d’où l’homme averti appelle avec insistance à l’observation de principes régissant le fonctionnement d’une administration pour ne citer qu’un cas parmi tant d’autres.

Tenez ! Le Gabon de l’ère Bongo Père est différent de celui d’Ali Bongo Ondimba. Depuis 2009 en effet, des changements notables sont venus influencer le cours de la vie administrative du pays non sans perturber les habitudes au nombre desquelles les plus usitées et les plus à la mode au sens où elles découlent d’un consensus entre tous leurs initiateurs, c’est-à-dire qu’elles sont conventionnelles et donc appelées à être admises partout. Mais, il peut aussi arriver que pour des raisons de logique nationale un Etat ne veuille pas fonctionner totalement au même rythme que certains autres, pourvu dans ce contexte qu’il trouve une parade susceptible de réellement satisfaire le grand nombre, en commençant par impacter positivement sur le train de vie des citoyens. Il ne s’agit pas de vouloir changer pour changer, mais de tenter d’expérimenter des stratégies pour voir si elles sont opérationnelles et combien de temps elles peuvent être utiles au fonctionnement normal du pays.

Autrement dit, si elles ne sont pas vouées à l’échec auquel cas elles doivent être rapidement remplacées par d’autres. Au Gabon depuis l’accession au pouvoir d’Ali Bongo Ondimba, nous le prenons lui- même à témoin, nombreuses sont les innovations apportées au modèle de fonctionnement des institutions. Nous ne nous limiterons par exemple qu’à une seule consistant à dépouiller les ministères de leurs prérogatives régaliennes pour les remplacer ou les faire accompagner d’Agences dont l’Agence nationale des grands travaux dont on sait quelles sont les résultats sur le terrain. Il s’agit d’abord de s’entendre sur ce que devraient être à nos yeux les grands travaux avant que d’ensuite tenter d’énumérer ce qui devrait être réalisé conformément aux promesses de campagne du président de la République.

Que l’on s’entende bien, les grands travaux qui désignent ceux qui se font naturellement avec les fonds propres de l’Etat, mais aussi avec le concours des bailleurs de fonds internationaux peuvent se traduire par la construction de logements, des routes, l’adduction de l’eau et de l’électricité sur toute l’étendue du territoire national…Il faut pour cela que l’argent affecté audits travaux aillent à leur réalisation et non pas à la satisfaction des désirs et plaisirs de quelques individus parce qu’il y a ici usage de l’argent du contribuable qui oblige l’utilisateur qui peut être l’ordonnateur qu’il soit moralement responsable et comprenne qu’il est à l’Etat c’est qu’est un « ministre » à l’église, c’est-à-dire un serviteur. Même s’il est communément admis ici que le mouton broute là où il est attaché, le simple fait que l’on ait présent à l’esprit que l’on est placé à un certain niveau de responsabilité pour servir devait nous exiger ou nous préparer à un jour rendre compte volontairement ou parce qu’on y est forcé par la puissance publique.

Pour revenir aux Agences, elles avaient croit-on savoir été créées non seulement pour éviter les détournements de fonds, mais aussi pour mettre en musique le projet de société du chef de l’Etat gabonais « l’Avenir en confiance » qui se déclinait sur les trois piliers que sont : « le Gabon vert, le Gabon des services et le Gabon industriel ». Lequel des trois constitue une réussite au jour qu’il est ? A chacun de vérifier et d’en apporter la réponse qu’il croit être la meilleure. Cependant, nous pouvons à la lumière de la déception sans cesse affichée par Ali Bongo Ondimba que le bout du tunnel est loin d’être atteint en dépit des déclarations parfois paradoxales de certains gouvernants abonnés à la politique de l’autruche. Ce pourquoi, il faudra beaucoup de perspicacité à ces derniers pour, à la manière des dragons du sud-est asiatique aujourd’hui émergents, travailler à asseoir de véritables politiques de développement satisfaisantes pour tous et mériter la confiance qu’ils sont en droit d’attendre des populations qui ne trouvent pas jusqu’ici leur compte à entendre parler de nombreux Gabonais.

Nous avons évoqué à titre d’exemple unique le cas des Agences, qu’en est-il du Trésor public et des caisses parallèles qui n’obéissent pas du tout comme au bon vieux temps aux ordres du Trésorier payeur général, TPG, réduit, avancent plusieurs langues, à un rôle beaucoup plus administratif que technique ? Qu’avancer sur le sort de tous ses administrateurs économiques et financiers formés pour veiller à la bonne exécution du budget de l’Etat qui se plaignent d’être souvent sous-utilisés ? Si cela est confirmé, comment ne pas très rapidement songer à revoir la copie avant qu’il ne soit trop tard ?


Douguenzolou

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