Edito : Nous attendons la justice !

lundi 17 septembre 2018 Speciales


Certainement passé sous silence, l’assassinat crapuleux par son fils aîné, le nommé François Ombanda, de dame Huguette Maryse Adiza Goudjo, dans le quartier Angondjé, au nord de Libreville, la capitale gabonaise. Crime sur lequel il nous plaît de revenir tant le parricide de nature troublante vient soutenir la thèse selon laquelle l’on ne peut plus vivre en paix, y compris chez soi dans notre pays. Le meurtre consommé, il nous reste de voir comment la justice presque toujours pointée du doigt par le citoyen va s’y prendre pour que de tels actes ne se reproduisent plus et que la sentence serve de leçon à tous ceux qui oseraient s’aventurer sur le même chemin que « Tchesko ».

Il nous est déjà plusieurs fois arrivé de nous plaindre à visage découvert souvent des suites données à des affaires frisant le grand scandale, sans que l’on ne veuille nous prêter la moindre attention, à ce qui semble. Et pourtant, nos avis, s’ils étaient pris en compte, pouvaient aider à normaliser la situation sécuritaire dans notre pays. L’incident intervenu au domicile de dame Adiza ressemble fort bien à d’autres peut-être pas suffisamment médiatisés, mais ayant cependant la même portée. Dommage qu’ils n’aient pas souvent été traités avec la justesse qu’il faut. Dans les années 70/80, Omar Bongo Ondimba avait cru bon d’envoyer sur le poteau à la place Hollando des meurtriers croyant influencer ceux qui désiraient se comporter de la sorte et les dissuader d’entreprendre de tels actes. « Malheureusement » pour lui, la communauté internationale qui semble s’accommoder de tels faits est vigoureusement intervenue, le contraignant à cesser avec ses pratiques, disait-elle, d’un autre âge.

Cela, se demande-t-on aujourd’hui, était-il suffisant pour ramener à la raison tous ceux qui nourrissent des pulsions assassines ? Surtout lorsque la justice hésite à lire et dire le droit ? Une personne, fut-elle votre parent, mérite-t-elle d’être emportée vers l’au-delà par une arme par vous tenue ? Méritez-vous la magnanimité des autorités judiciaires pour autant ? Que représentez-vous pour la société par rapport à la victime, le cas ici du capitaine, victime d’un accident en service commandé à Makongonio alors qu’elle faisait partie des agents accompagnant le président de la République lors d’une mission importante à l’intérieur du pays ? Qu’est-ce qui peut vous conduire à user brutalement d’une arme pour mettre fin à ses jours pendant qu’elle tentait simplement de jouer son rôle de mère de famille et de mettre fin à une altercation entre deux de ses enfants se disputant de surcroît sous son toit chèrement acquis ?

Depuis l’entente de la triste et surprenante nouvelle, de nombreux Gabonais ne cessent de se demander qu’est-ce qu’il adviendra de l’auteur de ce parricide tant ils savent la justice prompte à libérer des meurtriers. Allant jusqu’à se poser la question de savoir s’ils seront informés sur la suite qui sera donnée à ce tragique évènement pour qu’elle serve d’exemple et soulage, si cela est possible, quelques âmes en peine à l’idée de savoir qu’elles ont été elles-mêmes déjà été victimes de tels actes ou qu’elles aient appris que cela s’était déjà produit chez quelques uns de leurs semblables de voisins.

Le pire est à craindre !

A cette allure, l’on est en droit d’envisager des règlements de compte qui sont légion sous d’autres cieux en l’absence d’une justice équitable et désireuse de condamner avec la dernière énergie les coupables dont bon nombre sont souvent retrouvés en liberté sans jugement alors que tout le monde sait pour avoir vécu les scènes sur qui pèsent les responsabilités. Un proverbe bien de chez nous ne nous apprend-il pas qu’un problème survient toujours par dose homéopathique ? Comme pour signifier qu’il ne faut pas attendre que l’eau, c’est là également un autre proverbe, arrive au niveau de nos hanches pour que nous songions à ce qui risque de nous arriver dans un futur proche. L’acte posé par Francis Ombanda relève d’un abus puisqu’il ne s’est certainement pas produit alors que ce dernier était lucide, d’où l’interpellation qui est la nôtre en direction des autorités chargées de la lutte anti-drogue.

Certes, nous direz-vous qu’il n’est pas de leur droit d’intervenir dans les domiciles privés, mais simplement inviter à la collaboration avec les familles jugeant le comportement de certains de leurs enfants suspect. Peut-être éviterions-nous pareilles évènements ou les minimiserons-nous ! Ce geste peut sonner comme une alerte, alors nous faut-il redoubler de vigilance pour que ce genre d’actes ne se répète pas surtout pas de si tôt, car loin d’endeuiller la seule famille à laquelle ils appartiennent, il vient porter un coup d’arrêt à l’histoire d’une vaillante combattante de la liberté et à un digne serviteur de la République. Francis Ombanda pourra-t-il assumer, au cas où il était en liberté, les charges dévolues à sa défunte mère ? Si oui, avec quels moyens et de quelle manière quand on le sait déjà pas en odeur de sainteté avec ses frères et sœurs ?


Dounguenzolou

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