Edito : La mairie de Ndjolé incendiée, incivisme quand tu nous tiens !

jeudi 11 octobre 2018 Speciales


Pourquoi toute élection au Gabon doit être marquée par des actes de violence visant notamment des édifices publics ? Question qui sollicite une réflexion et une réponse collective tant les populations semblent assister impuissantes ou complaisantes à des phénomènes déstabilisant l’ordre public et faisant paraitre aux yeux du grand monde un degré de barbarie et d’inculture contre lequel le commun des mortels devrait désormais se liguer.

Peut-être est-ce aussi la faute des pouvoirs publics qui par complaisance parfois hésitent à asseoir les principes régissant l’Etat de droit. Peut-être que les populations sortant d’un régime rural avec ce que cela à d’insinuations n’ont pas suffisamment reçu les rudiments devant faire d’elles des entités modernes.

Par la faute, soit de leurs familles, soit de l’éducation populaire qui incombe aux autorités. En plein XXIème siècle, comment admettre que des actes ayant en court dans le moyen âge pour des raisons d’inculture ou d’insuffisance d’éducation se produisent encore ? Surtout, après que l’on ait invité les populations à remplir leur devoir de citoyen en allant en toute âme et conscience par exemple choisir parmi des candidats ou des partis politiques ceux sur qui portent leurs choix, sachant qu’il est de leur devoir de le faire, le vote étant en vérité un devoir citoyen.

Combien de fois devra –t-on encore déplorer des comportements tels ceux que l’on vient de vivre à Ndjolé dans la province du Moyen-Ogooué où des excités n’ont rien choisi d’autre pour mode d’expression que d’aller mettre le feu à la mairie de la localité et bien avant l’incendie, lors des évènements (post- présidentielles 2016), de l’Assemblée nationale ? Sait-on ce que l’Etat et le contribuable endurent dans la confection de ces édifices publics et ce que cela représente de les mettre à sac ou de les faire disparaître par le feu ? Ce que l’on devrait comprendre au-delà de tout, c’est qu’il est un tort de s’abstenir d’aller voter et un également, lorsque nous nous tournons du côté des autorités, de vouloir ne pas instaurer les canaux démocratiques qui veulent que le principe « on man one vote » valle pour tous et que la démocratie triomphe.

Mais, faut-il en amont que les populations, base de ce modèle politique soient éduquées au sens d’être préparées à se comporter ainsi que cela leur est exigé par le bon sens qui est selon René Descartes ‘la chose du monde la mieux partagée ».

En un mot, il incombe à nous tous, pouvoir et populations, d’être responsable.


DOUNGUENZOLOU

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