Edito : L’Homme au centre des mutations sociales

lundi 20 mai 2019 Speciales


Trois phrases suffisent à élucider notre argumentaire. Il s’agit de « l’homme est la mesure de toutes choses », de « l’homme est l’alpha et l’oméga » et de « l’homme est le capital le plus précieux ». Ceux qui l’ont compris ont assurément pris de l’avance, une avance considérable, sur ceux qui ont cru en l’instauration de systèmes autocratiques ou monarchiques puisqu’en vérité, la vérité qui n’a pas de tombe comme on a coutume de le dire, nous apprend que nul n’est parfait et qu’il n’est malheureusement pas beaucoup de gens qui se battent à faire aboutir les revendications populaires à la manière de Nelson Mandela qui lorsqu’il fut fait prix Nobel de la paix, ne s’encombra pas pour partager la distinction honorifique avec son adversaire principal d’hier, Frédéric Declerck. Un symbole qui vaut la peine que l’on s’attarde là-dessus pour inviter l’humanité tout entière saisir les subtilités de ce que l’on qualifie pompeusement de « vivre ensemble » qui n’a rien à avoir avec l’harmonie sociale et communautaire qu’il veut vouloir signifier, mais sert plutôt à légitimer des comportements déviants en quête de reconnaissance.

Les sociétés, celles qui ont compris qu’elles sont aujourd’hui plus qu’hier en compétition non pas dans le mauvais, mais dans le bon sens du terme, s’affairent à revigorer l’Homme en tant qu’élément moteur de leur développement, celui sans lequel rien ne serait. Même là où ils sont des millions à prendre en charge, les gouvernements travaillent d’abord à comprendre les problèmes auxquels ils font face avant que d’ensuite se pencher sur la résolution, Dieu seul sait combien cela éprouve, de ceux-ci. Ne pas se comporter de la sorte est fatal puisqu’il peut conduire s’il ne conduit à une impasse que nous présentons ici comme une voie sans issue. Il est donc indispensable que l’Homme soit pris en compte dans le processus de transformation de la société.

Pour cela, les États doivent nécessairement veiller à lui assurer santé, éducation, travail, distractions, car il est aussi question de joindre l’utile à l’agréable. Les différents documentaires évoquant la situation de populations mal portantes nous donnent-ils satisfaction ou nous poussent-ils à nous apitoyer sur le sort de nos semblables en redoutant de vivre le même sort qu’eux ? Lorsque se rendant compte de l’abêtissement d’une population orchestré par les gouvernants leur proposant en lieu et place de l’école sensée développer son érudition, le bar et l’église éveillée, quelle réflexion développons-nous face à ce qui nous parait pourtant visiblement être un crime contre l’humanité ?

Quand la majorité des gens peuplant une contrée est condamnée au chômage ou à percevoir ce que Pierre-Claver Akendengué qualifiait de « salaire de famine » quoique leur pays soit réputé stable et pris logiquement pour scandale géologique, doit-on s’en complaire et accepter ce qui nous est apporté comme justificatifs sachant que la majorité d’entre nous est lettrée et donc capable de pointer du doigt les causes de l’injustice avec tout ce que celle-ci a de conséquences sur l’équilibre des populations ?

Tout cela cumulé n’est-il pas propre à développer le stress qui, lui-même, conduit à la dépression surtout en l’absence d’une « bouffée d’oxygène » que procure la pratique d’une activité sportive, dire que les différents arrondissements de nos contrées manquent d’aires de jeu ? Les ruelles faisant office de voies de communication ne permettant pas aux piétons d’y accéder sans risques parce que n’étant pas pour la plupart conçues dans le style voie de communication comportant en dehors de la chaussée, des trottoirs, voies cyclables, caniveaux pour la circulation des eaux et autres.

Le développement, affaire de dispositions au demeurant mentales

L’on a pour habitude d’expliquer le développement des puissances occidentales par leur âge. Et pourtant, en Afrique des pays comme le Rwanda s’illustrent quelques années seulement après avoir changé de régime, par un degré d’initiative enviable. La question qu’il faudrait se poser est bien celle de savoir comment en est-on arrivé là ? La réponse pourrait être que les nouveaux dirigeants ont dû s’appuyer sur des réalités et ont refusé de retomber sur les mêmes travers que ceux d’autres pays africains s’étant assis sur le court- terme, oubliant qu’ils seront jugés sur le long terme.

Une population se prépare sereinement à recevoir les changements qui ne se décrètent pas, mais font l’objet d’une communication assidue faisant appel à la conscientisation, mais aussi et surtout aux dispositions de la population à les recevoir comme fondements des mutations attendues. Ne pas prendre en compte cette donne au centre de laquelle se trouve l’humain en tant que composante essentielle de la société, devrait être assimilé à un prêche dans le désert. Que dire des conséquences qui pourraient en découler ?

Aujourd’hui, pour sortir de notre paysage, nous pouvons prendre l’exemple dans le domaine sportif des clubs anglais de football, Liverpool, Tottenham, admis à discuter la finale de la Ligue des champions et Arsenal et Chelsea appelés, eux, à s’affronter à cette étape ultime de l’Europa Ligue. S’est-on un instant demandé qu’est- ce qui en est à l’origine ? L’entraîneur du Paris Saint-Germain, Thomas Tuchel, tout comme le gardien français et capitaine du club de Tottenham, Hugo Lloris, ont coupé court au débat en reconnaissant chacun dans des termes qui sont les siens que cela s’inscrivait dans l’ADN des Anglais.

La mobilisation des ressources a été le moteur de la réussite, là où cette donne n’est pas prise en compte, l’on s’inscrit dans l’échec parfois le plus cuisant. La satisfaction du grand nombre devrait donc guider la stratégie de chaque dirigeant s’il est dans son esprit d’aboutir à des résultats satisfaisants.

Nous en voulons pour preuve des sociétés où l’on a compris que la constitution d’un marché procède de l’élévation du pouvoir d’achat qui, lorsqu’il est confirmé chez le grand nombre, profite au fisc, en ce qu’il participe au renflouement des caisses de l’État qu’il aide à mieux se porter. De ce contexte découle le sentiment d’appartenir à un environnement prospère favorable à la communauté si ce n’est au grand nombre. Les préalables de la paix sont alors patents et nul ne serait alors surpris qu’ici règnent entente et vivre ensemble sans que cela donne l’impression qu’ils sont des arguments à inventer politiquement de manière politicienne.


Dounguenzolou

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