Edito : Il n’est de vérités que le temps ne révèle !

mardi 5 décembre 2017 Speciales


Faire fi du qu’en dira-t-on est à notre humble avis, la meilleure manière de se mettre le doigt dans l’œil. De plus en plus nombreux sont les gens qui pensent qu’après eux viendra le déluge, comme si le monde avait commencé avec eux et devait s’achever avec eux. Pierre-Claver Akendengué, musicologue gabonais, nous a appris que le peuple qui dort est un œil ouvert. Ce qui veut signifier qu’il faut de tout temps se méfier de lui. Le constat souvent fait est que ses positions pour ne pas dire avis ne valent que très peu de choses, or l’on sait, pour l’avoir expérimenté chez nous, que si la rumeur n’est pas information, elle est souvent source d’information.

« A beau mentir qui vient de loin ». Le proverbe s’explique par le fait qu’il est plus facile à un inconnu de vous faire boire comme du petit lait ses mensonges. Et pourtant, le temps qui passe finit toujours par vous raviser et vous donner une opinion précise sur l’individu en question. Il en est de même pour tous ceux pour qui le mensonge est devenu presqu’une nécessité vitale, ceux-là qui passent le plus clair de leur temps à vendre du vent à ceux qui daignent leur accorder un peu de leur précieux temps. Oubliant qu’à l’heure des réseaux sociaux pour ne pas dire d’internet, tout peut se savoir.

Pourquoi tant de mépris pour la probité qui vous ennoblie et vous épargne les quolibets de la société ? Tout être humain est issu d’une famille, c’est-à-dire : d’un père et d’une mère. N’est-ce pas une évidence qu’il est le fruit de la relation entre ces deux personnes ? A part Jésus Christ qui est, lui, arrivé sur la terre sous sa forme humaine, par la volonté du seul Dieu dont le miracle fut celui de faire de l’immaculée Marie une mère ! Trop de choses se passent ici comme si l’on avait l’impression qu’il y avait éternellement un brouillard pour cacher nos contre-vérités.

Dans les administrations, un responsable qui débite tous les jours des mensonges devant sa secrétaire n’est-il pas sûr qu’elle finisse par s’en lasser ? Avec pour conséquence première, de ne plus lui obéir ou simplement lui croire. A qui la faute ? Un père de famille habitué à promettre à la maisonnée sans jamais réaliser est-il encore crédible ?

Le temps, notre pire ennemi !

A l’instar de notre itinéraire sur la terre où l’Homme naît, grandit et meurt, tout ce que l’on pose comme acte est su de notre vivant ou après notre mort, car il n’y a rien que le temps ne mette à nu. Ceci vaut une leçon de vie qui nous recommande d’œuvrer dans le sens de la droiture et du vrai pour éviter le ridicule. Aucune société n’évolue en dehors de normes qui sont l’émanation des Hommes qui la composent, le fruit d’une convention, d’une entente sur l’essentiel. C’est ainsi que la justice doit par exemple être rendue de la même manière pour tous : elle ne vaut pas que pour certains.

Or, de plus en plus nombreux sont ces « sans voix » qui se plaignent d’avoir été négligés, faute de moyens pour corrompre les magistrats ou de soutiens pour les amener à reconsidérer leur position vis-à-vis d’eux. Ils perdent ainsi des procès, constituant une bataille, mais pas la guerre. Au Zimbabwe, le plan secret de Robert Gabriel Mugabe a fini par être révélé par son épouse qui visait sa succession dans un pays déjà marqué par une crise profonde. Il s’en est fallu de peu pour que la bonne dame prenne les rennes du pouvoir. « Trop, c’est trop » lui ont répondu l’armée et la rue. La suite, on la connait. Au Burkina Faso, Blaise Compaoré devenu boulimique rêvait de s’éterniser au pouvoir, mal lui en a pris lorsque sous l’incitation des mouvements comme « Balaie citoyen », les Hommes intègres lui ont administré une leçon qui restera à jamais gravée dans sa mémoire et sur laquelle il continue à coups sûrs de méditer dans son exil ivoirien.

Simplement pour faire comprendre qu’oser ne pas changer de paradigmes conduit inéluctablement à la déchéance. Agissons, mais pensons au temps qui en dehors de nous user, finit toujours par avoir raison de nous d’une manière ou d’une autre. Ne pas le comprendre revient à se mettre le doigt dans l’œil. Nous retiendrons de feu Omar Bongo Ondimba, cette pensées : « le Gabon est une maison de verre, on voit de l’extérieur ce qu’il ya à l’intérieur et vis-versa ».


Dounguenzolou

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