Edito : Examens de fin d’année, presqu’un simulacre !

mercredi 19 juillet 2017 Speciales


Cette année n’a pas trop variée des précédentes dans le secteur éducation au Gabon. Et pour cause, il y a eu de nombreux temps d’arrêt liés aux mouvements d’humeur des syndicats d’enseignants qui réclament toujours le paiement d’arriérés de primes notamment. Et pourtant, les examens de fin d’année à l’instar du Baccalauréat qui ouvre les portes des universités et autres grandes écoles se tiennent, les autorités qui savent qu’un certain nombre de semaines d’études sont exigées pour valider une année, ayant plutôt opté pour fermer les yeux devant une telle exigence, à leurs yeux, suicidaire.

Les autorités gabonaises en général, celles en charge de l’Education en particulier, auront beau faire, elles n’auront pas cessé de se heurter à des critiques acerbes non pas seulement de la part des enseignants, parents d’élèves, syndicats, mais aussi, même si de ce côté, la voie diplomatique est de mise, de l’Organisation des Nations-Unies pour la Science et la Culture, Unesco. Qui ferme les yeux sur ce détail important, alors que l’on sait les pays développés dans lesquels nos « mwanas » vont parfois poursuivre leurs études à cheval sur ses principes cardinaux. Des nouvelles vraies nous parvenant nous apprennent par exemple que la France avec laquelle le Gabon a des liens séculaires n’admet pas qu’en pareille circonstance, un apprenant aille en classe supérieure sur son sol tant qu’il n’a pas prouvé qu’il a suivi assidûment toutes les semaines autorisées pour voir une année être validée.

Que dire de ceux, détenteurs d’un parchemin obtenu sous les tropiques aujourd’hui, qui rêvent de s’installer dans l’Hexagone, y poursuivre leurs études supérieures ? Ne courent-ils pas le risque de s’entendre dire qu’ils devraient d’abord retourner à la case départ, c’est-à-dire en classe de Terminale, avant que de prétendre aller s’asseoir sur les bancs de leurs prestigieuses universités ? Autant de questions que nous nous posons qui nous amènent à interpeller tous les partenaires de l’éducation et leur demander de faire désormais preuve de sérieux pour que notre progéniture ne continue pas de subir leur mauvaise foi, mauvaise volonté ou leur inaptitude à gérer des situations sociales au demeurant vitales.

Pour que demain soit réellement meilleur qu’aujourd’hui !

Après les examens de fin d’année que l’on ne peut plus arrêter sous aucun prétexte, viennent les vacances qui devraient, à notre humble avis, être mises à profit pour réfléchir sur les différents manquements observés tout au long de l’année, qu’il s’agisse des problèmes structurels (manque ou insuffisance de salles de classe ou de tables- bancs) ou de ceux relevant de la gestion au quotidien des questions liées aux conditions de vie et de travail des enseignants. On attend en effet le gouvernement sur la résolution des problèmes minant depuis des lustres le secteur névralgique qui, s’il n’est pas l’objet d’une attention particulière par les temps qui courent, risque de condamner le pays à une descente aux enfers. Tant on est convaincu de ce que l’Education représente pour tout Etat en quête de mutation positive sur les plans moraux et intellectuels. Il faut se battre pour que dans l’univers mondialisé qui caractérise le globe aujourd’hui, le Gabon ne soit pas l’exception qui confirme la règle.

Quelques valeurs demandent à être simplement revisitées pour que la donne change. Elles exigent de chacun et de tous un dépassement de soi, un minimum d’altruisme, de patriotisme, de bonne foi, de volonté et bien entendu de travail, car la volonté seule ne suffit pas pour réparer des erreurs qui n’ont que trop durer. Ceci a valeur d’encouragement et d’invitation à une introspection qui s’impose aujourd’hui plus qu’hier, introspection qui devrait conduire s’interroger sur le risques encourus par le pays de voir ses enfants se perdre dans les méandres d’un abêtissement sans précédent. Notre souhait est cependant que les examens se déroulent dans un climat serein et que les meilleurs, en dépit des insuffisances constatées tout au long de l’année, l’emportent, mais aussi que lesdites insuffisances soient considérées comme un élément catalyseur, susceptible de nous amener situer l’école et son importance au dessus de toute autre chose pour que les mêmes causes ne produisent plus les mêmes effets. A bon entendeur…


Dounguenzolou

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