EDITO : « Cancers, parlez-en aux femmes que vous aimez »

lundi 10 octobre 2016 Speciales


Tel est le thème de la dernière campagne de sensibilisation, « octobre rose », organisée par la Fondation Sylvia Bongo Ondimba. Objectif : sensibiliser au maximum sur les cancers féminins du sein et du col de l’utérus. Beau thème, n’est-ce pas ? Mais qui montre quelques limites lorsque l’on se situe dans la communication pour le développement à proprement parler, car pourquoi ne pas l’avoir simplement intitulé « Cancers, parlez-en aux femmes » ?

Faut-il au préalable aimer une femme pour qu’il soit utile de lui parler des cancers du sein et du col de l’utérus ? Tel que libellé, le thème n’est-il pas restrictif ? En d’autres termes, à qui s’adresse-t-il en vérité ? C’est la question que le commun des mortels est amené à se poser logiquement, vu que, lui, considère de manière générale que tout individu de quelque statut soit-il a droit à l’information qui, au lieu d’être encore aujourd’hui considérée comme denrée rare, doit aller à toutes les communautés sans discrimination aucune. N’est-ce pas d’ailleurs aussi et surtout pour les déshérités pour nous pencher sur leur cas qui ont conduit les organismes internationaux que les conditions de vie des populations intéressent à développer la notion de « Communication pour le développement » ?

Sont-ce seulement les femmes qui sont sures d’être aimées qui méritent qu’elles soient informées sur les questions vitales liées aux cancers ? Nous croyons savoir que non ! Et c’est justement pourquoi notre regard et analyse ont été retenus par le thème de la journée, comme pour inciter la Fondation Sylvia Bongo Ondimba, son initiatrice, à faire mieux lors de ses prochaines sorties, afin que ne lui soient plus faites de telles récriminations du reste fondées. C’est qu’ici, il est certes important d’épouser l’air du temps, le XXIème siècle étant qualifié de siècle de la communication par certains spécialistes, mais encore faut-il que nous nous prémunissions avant que d’aller à la qualification des journées que l’on entend organiser. Surtout lorsque l’on est convaincu de ce que le Gabon d’aujourd’hui est appelé, selon les propres termes du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba, à se muer en République de partage.

Sur un plan strictement divin, le Christ, fils de Dieu nous enjoint de nous aimer les uns les autres, car renchérit-il nous sommes tous faits à son image et que de ce fait, nous devenons des alter-ego, non pas que nous soyons égaux stricto-sensu, mais parce qu’en tant qu’Etres humains, nos désirs fondamentaux sont les mêmes. Qui d’entre nous, n’émet pas le désir de « bien vivre » en ce sens qu’il souhaite avoir droit à la santé, à l’éducation, au travail, à un logement décent et tutti quanti ? Ce qui vient confirmer le fait que l’Homme ait été crée pour vivre heureux, à l’abri de certains besoins primaires auxquels il faut de plus en plus associer le droit à l’information qui, s’il n’est pas administré aux sociétés, court le risque de les fracturer au point de laisser de nombreuses couches dans la précarité et le dénuement.

Nous croyons savoir que la Fondation Sylvia Bongo Ondimba comme bien d’autres de par le monde, reste attachée au bien-être des populations quelque soit leur origine sociale, c’est mus par cette idée que nous la prions de revoir par moments ses stratégies de communication afin que tout le monde se sente concerné par celles-ci et que l’on estime qu’elle est réellement au service de la communauté au sens large du terme. Cela lui impose nécessairement de s’attacher les services de professionnels aguerris, ce d’autant plus que les domaines qu’elle embrasse sont sensibles et vitaux et que tout manquement peut être ici sujet à moult interprétations parfois tendancieuses.


Dounguenzolou

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