Edito : Camacho out, qu’on nous fiche la paix !

lundi 24 septembre 2018 Speciales


Histoire rocambolesque que celle d’un sélectionneur national, fut-il celui d’un pays de l’hémisphère nord, dont personne n’en voulait en dehors de ceux-là qui ont milité en faveur de son arrivée à la tête des « Panthères ». Hors de question d’annoncer alors son éviction en tenant le peuple à témoin comme si celui-ci avait au préalable été consulté lorsqu’il s’était agi du remplacement de l’ancien patron de la sélection nationale par un homme dont on ne savait pas grand-chose en dehors du fait qu’il ait tapé dans une boule ronde à l’échelon professionnel. Pourquoi, se demande-t-on, faire de son départ une affaire d’état ?

S’il est des nouvelles qui nous surprennent et qui nous horripilent à la fois, celle de l’éviction de celui que nous appelons désormais « l’ancien sélectionneur national », Camacho en fait partie. Pour une raison toute simple : nous ne savons pas qui a conclu le contrat qui a lié l’homme à notre équipe nationale à travers son ministère du sport, qui a été chargé du suivi de sa trajectoire professionnelle chez nous, quelles obligations a-t-il reçu de ces derniers, pour combien de temps, et quels étaient réellement les termes du contrat. Toutes ces questions revêtent une importance particulière lorsque l’on sait d’histoire de Gabonais que jamais un sélectionneur ne s’est arrogé autant de liberté frisant le libertinage.

Que nous sachions, tous les autres depuis Alain de Matigny qui a passé son diplôme de troisième degré ancien, soit-dit en passant avec certains Gabonais dont on ne citera pas les noms pour ne pas que l’on croit que l’on fait dans la fixation, jusqu’aux plus récents, ont eu pour domicile Libreville. Pour ne prendre qu’un exemple très simple, Alain Giresse qui n’avait pourtant pas démérité, avait eu des difficultés, alors que le temps n’était pas celui de la récession actuelle, à se trouver un logement hors de l’hôtel où il avait été presque « confisqué » et alors qu’il était engagé à faire du Gabon et de la sélection nationale, un véritable projet au même titre que de nombreux pays l’ont fait sur le continent avant lui.

Le Gabon, une exception ?

Y a qu’à penser au Cameroun de Claude Leroy et au Burkina Faso de Paul Put ! Nous n’évoquerons pas le cas « Sénégal » qui nous donne bien la réplique qu’avec des nationaux, nous pouvons mieux, sinon comparativement effectuer un travail de valeur, pourvu que la politique en tant que manière de gérer des institutions dans le meilleur des cas ne prévale pas et prédomine pour que nous n’ayons plus affaire à ces équipes dont les acteurs sont issus du choix des politiques plutôt que de celui des techniciens qui, à notre humble avis, méritent qu’on leur laisse le libre choix et les mains libres s’il est de notre esprit de vouloir que les choses aillent dans le sens de « l’alto » pour reprendre un terme latin.

Quand le journal « l’Union » titre alors « Camacho out ! » qu’il ne pense pas faire un gros effet auprès des populations qui n’ont plus, à en croire ce qui se vérifie concrètement même si certains restent abonnés à la politique de l’autruche, trop d’y’eux pour des athlètes qui pour elles sont aujourd’hui loin, mais alors très loin de ressembler à ceux qui se sont donnés corps et âme pour un pays qu’ils ont toujours aimé, nous savons de quoi nous parlons, sans avoir attendu que celui-ci leur rende la monnaie de la pièce, comme pour faire eux la pensée de l’homme politique américain qui exhortait ses compatriotes à ne pas demander à leur pays ce qu’il pouvait pour eux, mais à plutôt se demander ce qu’eux avaient à faire pour leur pays !


Dounguenzolou

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