Edito : A Dieu ce qui est à Dieu, aux Hommes ce qui est aux Hommes !

lundi 2 octobre 2017 Speciales


Constat fait, s’il est des phénomènes qui défraient aujourd’hui la chronique, le religieux figure en très bonne place au vu de l’implantation même anarchique des églises dites de réveil pour la plupart comme si l’on avait affaire à un peuple endormi. Avec les bars et autres bistrots, elles sont devenues incontournables en tant qu’elles jouent une influence très perceptible dans les esprits faibles. Non pas qu’elles ne soient pas quelque part salvatrices dans une société en manque de repères et surchargée par ses problèmes quotidiens, mais surtout parce qu’elles jouent un rôle assigné par ceux qui régentent notre environnement au mépris des sacro-saints principes de la séparation des pouvoirs insufflés par l’Édit de Nantes français. Partout dans ces officines qui pullulent çà et là sous nos cieux aujourd’hui, l’on vous parlera sans avoir souvent pris soin de passer soi-même à l’acte d’un Dieu et d’une terre promise sans avoir songé avant tout à avoir assaini ses mœurs là où cela est encore visible. Comme pour dire que les actes posés sur terre n’intéressent par le Seigneur. Ne serait-ce pas légitimer le mal ?

S’il est dit bibliquement que tout homme est pécheur, c’est que Dieu lui-même en tant que créateur du ciel et de la terre, est convaincu, malgré le fait qu’il ait avancé « himself », que ce dernier est fait à son image, que cet « autre Dieu » reste après tout imparfait, du moins depuis que les premiers êtres, Adam et Ève, ont posé le péché originel dans le jardin d’Éden. Donc, il est un peu comme inutile de nous ressasser qu’il est ici bas des êtres similaires au Seigneur, fussent-ils croyants, encore que…, simplement entend-on de nos contemporains qu’ils fassent chaque jour l’effort de se distinguer des autres par les actes qu’ils posent.

Ce qui aurait non seulement le mérite de les singulariser, mais aussi de les grandir auprès de leurs semblables qui, à coups sûrs, s’inspireraient d’eux et feraient des émules au point d’amener la société s’améliorer. Serait-ce là le fait direct de Dieu ? La question a tout son sens lorsque l’on se remémore à l’occasion le « aide-toi et le ciel t’aidera » qui est l’expression, la meilleure, pour nous convaincre qu’il y a bien une différence fondamentale entre les choses de la terre et celle de l’au-delà pour ainsi parler. Laissons donc Dieu là où il est et occupons-nous de ce qui est de notre ressort avant que de lui confier notre fardeau « venez à moi vous qui êtes fatigués et je vous donnerais du repos ».

« Au ciel les étoiles, sur la terre les hommes… »

Cette chanson que fredonnent des boys scouts à travers le monde reprend en des termes peut-être voilés la quintessence de notre argumentation reposant essentiellement sur le fait que certes, il est un Dieu, encore faut-il être chrétien pour l’admettre, mais qu’il ne faut à aucun moment vouloir se substituer à lui. Par transposition peut-être pas fortuite comme d’aucun auraient pu le penser, le ciel ici symbolise le royaume de Dieu où se trouvent les étoiles, les constellations, comprenne qui pourra et la terre, la planète qu’il a créée pour les êtres de notre espèce. Ceci ne marque-t-il pas à suffisance la démarcation que lui-même a voulu installer pour éviter qu’il ne se glisse aucune confusion ?

Histoire de rappeler à tous que si l’on n’est pas à mesure de faire bien sur la terre, où croit-on que nos actes seront plus affinés et auront la résonnance qu’attend d’eux Dieu ? Arrêtons donc de tous les jours mettre la pression sur autrui pour obtenir de lui qu’il fasse notre volonté qui n’est pas souvent celle du Tout Puissant, mais faisons notre introspection pour envisager notre devenir comme une semence susceptible de nourrir des esprits guettés par le désespoir. Plutôt que de les stigmatiser quand soi-même on a du mal à confirmer l’ancrage que l’on a avec la parole sainte. Tout homme étant perfectible, il se doit de se poser les questions suivantes « d’où viens-je ? Où suis-je ? Où vais-je ? ». Peut-être qu’à partir des tentatives de réponse apportées à celles-ci naîtraient une sagesse qui lui permettrait de transcender en positivant et comparant sa propre vie à une coupe qui ne se remplit jamais. Pourquoi dès cet instant ne pas comprendre que notre travail à nous est essentiellement terrestre, le céleste restant du domaine de Dieu le Père ?


Dounguenzolou

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