Economies africaines : Les Fonds souverains comme solutions aux chocs à venir

mercredi 2 septembre 2015 Economie


Les effets de la chute des cours de pétrole se font ressentir dans certaines économies du continent. La situation pourrait toutefois s’accentuer avec la conjoncture de l’économie chinoise mais la solution demeure peut-être dans les fonds souverains si l’on s’en tient à Akinwumi Adesina, le nouveau président de la Banque Africaine de Développement (BAD).

Selon les prévisions de la banque d’investissement Renaissance Capital, l’Afrique subsaharienne pourrait enregistrer une croissance en baisse de 3,5% cette année contre une moyenne de 5,5% par an au cours des quinze prochaines années.

A une échelle du continent africain, cette tendance à la baisse pourrait être encore plus grave s’il faut prendre en compte la conjoncture que traverse actuellement l’économie chinoise. En effet, selon le magazine Financial Times, aucune économie n’est épargnée. « La chute des prix du pétrole et des métaux a déjà frappé les plus grosses économies d’Afrique, dont le Nigeria et l’Angola, respectivement premier et deuxième exportateurs de pétrole brut ainsi que l’Afrique du Sud  », note le quotidien économique, Financial Times.

Les conséquences immédiates liées entre autres au financement qu’elle génère devraient malheureusement avoir un effet d’entraînement sur les autres économies du continent. Le Kenya, le Sénégal, la Zambie, le Rwanda, le Ghana et bien d’autres pays sont à l’heure actuelle exposés à des risques exogènes insufflés par la crise.

L’avenir n’est donc pas reluisant puisque pour y faire face, les pays africains s’enfoncent et s’enfonceront dans le gouffre des endettements (emprunt obligataire particulièrement). Le Gabon, pays dont l’économie est à près de 50% dépendante du secteur pétrolier illustre bien cet effet d’échec au regard de son ancrage au marché financier extérieur.

En effet, pour rendre effectif ses projets de développement dans le domaine de l’énergie, infrastructures et agriculture, le pays collecte les financements dédiés à ces projets par la voie des financements (emprunts et eurobond) sur les marchés des capitaux internationaux avec des établissements financiers tels que HAPOAKIM B.M et MIZRAHI TEFAHOT, le Fonds Internationaux de Développement Agricole (F.I.D.A) et bien d’autres.

Cette voie n’est que la résultante d’une conjoncture internationale et elle n’est pas sans conséquence comme l’avait rappelée Christine Lagarde, la directrice général du Fonds Monétaire International (FMI).

Pour Akinwumi Adesina, le nouveau président de la Banque Africaine de Développement (BAD) la solution pour échapper à cette dépendance demeure selon lui, dans les fonds souverains car ils sont la porte de sortie aux problèmes de financement à long terme et à celui des chocs à venir. « Les fonds souverains permettront aux pays africains d’avoir des tampons fiscaux et des liquidités », explique-t-il.

« Nous pouvons faire beaucoup plus en termes de mobilisation des ressources intérieures, ce qui va limiter les émissions d’obligations libellées en devises », ajoute le président de la BAD.


3M

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