Economie : La Banque mondiale lance une nouvelle génération de l’EITI

vendredi 18 avril 2008 Economie

Le président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a annoncé le 12 avril dernier à Washington le lancement d’une nouvelle initiative, dénommée Initiative renforcée pour la transparence des industries extractives, destinée à aider les pays en développement riches en ressources naturelles à gérer cette richesse, et à en tirer une croissance à long terme dont les fruits soient plus équitablement répartis au sein de leur population.

Appelée EITI++, cette Initiative renforcée pour la transparence des industries extractives se donne pour but de rendre les pays visés mieux à même de répondre à l’essor des prix des produits de base, et de consacrer les flux de recettes croissants qu’ils en tirent à la lutte contre la pauvreté, la faim, la malnutrition, l’analphabétisme et les maladies.

« Les revenus exceptionnels tirés du renchérissement des produits de base doivent se traduire par des améliorations tangibles dans l’existence des pauvres qui vivent en marge de l’économie mondiale », a déclaré M. Zoellick en annonçant cette initiative à l’occasion des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. « L’EITI++ aidera les pays clients à se doter des capacités voulues pour tirer des profits durables de leurs ressources naturelles. »

Avec l’établissement des prix des produits de base à des niveaux sans précédent, de nouvelles opportunités se présentent pour certains pays, particulièrement en Afrique subsaharienne. Mais faire en sorte de gérer les revenus exceptionnels ainsi dégagés pour promouvoir la croissance et faire reculer la pauvreté constitue encore un défi pour eux.

L’EITI initiale exigeait, dans les pays participants, la publication et la vérification de l’intégralité des paiements effectués par les sociétés et des recettes tirées par l’État du pétrole, du gaz et des autres industries extractives. Assurer un développement durable suppose qu’on prête attention à l’ensemble du processus d’utilisation des ressources naturelles, et c’est en cela que l’EITI++ vient compléter l’objectif de transparence des recettes sur lequel se concentre l’EITI.

Elle présentera aux pays toute une série d’options, notamment sous forme d’assistance technique et d’opérations de renforcement des capacités, pour les aider à mieux gérer les richesses tirées de leurs ressources au profit des pauvres. Ses apports d’assistance technique viseront à améliorer pour les pays la qualité des contrats conclus, le suivi des opérations et le recouvrement des impôts et redevances.

Ils permettront aussi d’améliorer les décisions économiques en matière d’extraction, ainsi que la façon dont les pays gèrent les fluctuations de prix et investissent leurs recettes en vue d’assurer le développement national.

Deux pays richement dotés en minéraux, la Guinée et la Mauritanie, ont déjà sollicité une aide pour mettre en œuvre l’EITI++, et d’autres pays à faible revenu mais riches en ressources ont aussi fait part de leur intérêt. Bien qu’initialement axée sur l’Afrique subsaharienne, l’EITI++ cherchera à collaborer avec l’ensemble des pays en développement. Ses activités seront financées par un fonds fiduciaire pluridonnateurs qui pourra répondre rapidement aux besoins des pays.


gaboneco

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