Ecailleur de poisson : Un métier qui nourrit son Homme

mardi 28 juin 2016 Société & environnement


« Tu mangeras à la sueur de ton front », un passage biblique que s’approprient de nombreux gabonais qui pour lutter contre le chômage et la précarité explorent de nouveaux horizons professionnels. C’est dans ce contexte que certains jeunes sont devenus « écailleurs » de poissons. Une véritable activité lucrative !

« Il n’y a pas de sots métiers, il n’y a que des sottes gens », clame la maxime populaire. Et pour s’en convaincre, il suffit de brosser un tour au Pont Nomba, dans la commune d’Owendo ! Un endroit considéré comme le royaume des « écailleurs de poisson ». Et pour preuve, des jeunes gabonais se sont constitués en coopérative. Objectif : valoriser leur activité professionnelle.

A en croire Felix Metogho Metogho, responsable de la coopérative précitée : «  les gens venaient ici et ne nous prenaient pas au sérieux. Devant cette indifférence, j’ai eu l’idée de créer cette coopérative, pour que nous soyons un peu plus crédibles aux yeux des clients. Des travaux d’assainissement ont été réalisés sur notre site de travail, des uniformes ont également été acheté pour l’exercice de l’activité ».

Au-delà des railleries et autres quolibets, il faut souligner qu’écailler le poisson est une activité très rentable. Normal, vu que le prix est fixé à la tête du client et en en fonction de la taille et de la quantité de poissons. Toutefois, comme dans tous corps de métiers, ces jeunes rencontrent également quelques difficultés. Selon Félix Metogho Metogho : « la plupart des clients du Pont-Nomba ne savent pas qu’il y a désormais de jeunes gabonais qui pratiquent cette activité. Du coup, ils ont du mal à nous faire confiance et préfère confier la tâche aux ressortissants étrangers sous prétexte que les Gabonais ne savent rien faire  ».

A ce jour, la coopérative compte 48 membres dont 12 gabonais. Une activité qui ne nécessite aucun emprunt, car le plient paye immédiatement après le service fourni. Pour le Président de la coopérative : « c’est une activité vraiment rentable que beaucoup de frères gabonais ignorent encore, la recette journalière est estimée à 7000 F CFA voire plus selon l’affluence des clients ».


LAO

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